Finance Sauvetage d'Areva : Bruxelles donne son feu vert mais sous condition

17:20  11 janvier  2017
17:20  11 janvier  2017 Source:   Le Figaro

Bruxelles valide le sauvetage d'Areva

  Bruxelles valide le sauvetage d'Areva La Commission impose que le financement ne sera débloqué qu'après le feu vert de l'ASN pour la cuve de l'EPR de FlamanvillePour la Commissaire à la concurrence Margrethe Vestager, "le plan assure un juste équilibre entre les actions requises pour améliorer la compétitivité du groupe et la nécessité de limiter les distorsions de concurrence engendrées par lefinancement public". La Commission avait démarré une enquête approfondie en juillet 2016 après la notification de l'opération par Paris.

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La Commission européenne a validé l'aide directe de l'État, mais son versement devra attendre l'autorisation pour la vente des réacteurs à EDF et une décision cruciale de l'Autorité de sûreté nucléaire. L'État a déjà vendu des parts d'Engie pour financer l'opération. Un conseil d'administration est prévu cet après-midi.

figarofr © Christian Hartmann / Reuters/REUTERS figarofr

Le sauvetage d'Areva vient de franchir une nouvelle étape cruciale. La Commission européenne a en effet donné son feu vert à une aide directe de l'État. «La Commission a conclu que le projet de la France d'octroyer une aide à Areva sous la forme d'une injection de capitaux de 4,5 milliards d'euros est conforme aux règles de l'UE en matière d'aides d'État», explique-t-elle dans un communiqué.

Engie : l'Etat cède 3,7% pour financer la refonte du nucléaire

  Engie : l'Etat cède 3,7% pour financer la refonte du nucléaire Alors que Bruxelles vient de donner son feu vert à la recapitalisation d'Areva, l'Agence des participations de l'Etat a annoncé lundi la cession de 3,7% du capital d'Engie.Le produit de cette cession pourra servir à financer la refondation de la filière nucléaire, a précisé l'APE dans un communiqué publié lundi. "Le produit de la cession de ces titres, qui sera versé sur le compte d'affectation spéciale des participations financières de l'Etat, pourra servir à financer des investissements de l'Etat actionnaire, notamment la refondation de la filière nucléaire annoncée par le Président de la République le 3 juin 2015", a indiqué l'APE.

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L'État français, actionnaire d'Areva à 86,5%, s'est en effet engagé à recapitaliser le géant du nucléaire, plombé par ses déboires liés à la construction de son réacteur EPR en Finlande, au fiasco financier de l'acquisition d'Uramin et à la morosité du secteur de l'atome depuis l'accident de Fukushima. Ce plan de sauvetage prévoit une division en trois d'Areva: Areva NP, qui regroupe les activités réacteurs, un «nouvel Areva», provisoirement baptisé «NewCo», dont les activités centrées sur l'uranium iront de son extraction à son enrichissement en passant par le traitement des déchets et le démantèlement des centrales. Et enfin, Areva SA qui va gérer les actifs à céder jusqu'à leur vente, et les passifs.

Le plan prévoit qu'Areva NP, dont les actifs sont valorisés 2,5 milliards d'euros, soit cédé à EDF. Il prévoit aussi une augmentation de capital d'un montant total de cinq milliards d'euros à laquelle l'État participe à hauteur de 4,5 milliards. Les 500 millions restants seront injectés par des investisseurs étrangers - probablement les groupes japonais MHI et JNFL - en échange de 10% du capital de NewCo. Sur les 5 milliards d'euros promis, 3 milliards iront à NewCo et 2 milliards à Areva SA.

L'Etat récupère 1,14 milliard d'euros en vendant 4,1% d'Engie

  L'Etat récupère 1,14 milliard d'euros en vendant 4,1% d'Engie L'APE a cédé des titres Engie à des institutionnels. Les fonds aideront à financer la recapitalisation d'ArevaA noter cependant que ce cours est très proche de plus bas niveau historique, Engie ayant notamment souffert de la chute des prix de l'énergie et de sa transformation stratégique en un groupe recentré sur l'énergie propre et les services. Le produit de cette cession pourra servir à financer la refondation de la filière nucléaire, a précisé l'APE dans un communiqué publié mardi.

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L'argent proviendra en partie de la cession de 4,1% du capital d'Engie, annoncée par l'Agence des participations de l'État dans la foulée de la décision de Bruxelles. Le placement a été réalisé au prix de 11,40 euros, soit dans la partie basse de la fourchette qui avait été fixée, pour un montant total de 1,14 milliard d'euros. À la Bourse de Paris, l'opération est d'ailleurs mal accueillie. Le titre perdait 3,44% vers 11 heures.

La Commission estime que ce plan de restructuration d'Areva «permettra à l'entreprise de devenir viable sans fausser indûment la concurrence au sein du marché unique». Bruxelles voit notamment d'un bon œil le retrait d'Areva des activités liées aux réacteurs nucléaires qui «réduira sensiblement les opérations du groupe dans le secteur nucléaire et limitera ainsi les distorsions de concurrence induites par l'aide publique». De plus, «la compétitivité d'Areva contribuera à garantir la sécurité de l'approvisionnement en uranium de l'Europe».

L'État se défausse finalement de 4,1% d'Engie

  L'État se défausse finalement de 4,1% d'Engie L'État français a annoncé avoir cédé 100 millions d'actions d'Engie représentant 4,1% de son capital, soit 10 millions d'actions supplémentaires par rapport à ce qui avait été annoncé précédemment, pour 1,14 milliard d'euros au total. Cette cession doit en particulier permettre de financer des investissements de l'État actionnaire, notamment la refondation de la filière nucléaire. Au terme de ce placement, réalisé en totalité auprès d'investisseurs Cette cession doit en particulier permettre de financer des investissements de l'État actionnaire, notamment la refondation de la filière nucléaire.

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Bruxelles pose toutefois des conditions au déblocage de l'aide de l'État. La première concerne la cession de l'activité réacteurs d'Areva qui doit se faire «en vertu des règles de l'UE sur les concentrations». La seconde est «la conclusion positive des essais en cours par l'Agence de sûreté nucléaire française concernant la cuve du réacteur nucléaire de Flamanville III», dont l'acier présente une concentration excessive en carbone susceptible d'amoindrir sa résistance.

Concernant la cession des réacteurs, le gouvernement se montre confiant, tablant sur «la réalisation de cette condition dès le mois d'avril», a affirmé le secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue lors d'un débat sur l'avenir du nucléaire à l'Assemblée nationale dans la nuit de mardi à mercredi. Pour ce qui est de la cuve de Flamanville, «EDF et Areva ont terminé la phase de test et ont transmis les résultats à l'ASN. Là aussi nous sommes confiants quant à la réalisation de cette condition à la fin du premier semestre», a-t-ajouté.

Un timing serré

Ces conditions posent toutefois des problèmes de calendrier. Areva espérait pouvoir lancer les opérations de recapitalisation dès février. Mais il lui faudra attendre encore plusieurs mois. Or Areva fait face à des besoins de liquidités urgents. Le groupe s'appuie actuellement sur un prêt de 1,1 milliard d'euros consenti l'an dernier par un pool bancaire mais qui vient à échéance le 20 janvier. Consciente de l'enjeu, la Commission européenne a donc en parallèle autorisé l'État à lui faire un prêt d'un montant de 3,3 milliards d'euros qui lui permettra de tenir jusqu'à l'injection de capital. 

Areva a fait savoir qu'il réunirait son conseil d'administration ce mercredi après-midi pour faire le point. Une assemblée générale sera par ailleurs organisée le 3 février pour valider le principe de l'opération.

Areva vise un retour en Bourse à l’horizon 2020 .
À peine sorti de la Bourse, Areva songe déjà à y retourner. Selon une source proche du groupe, le spécialiste de l’uranium projette un retour en Bourse à l’horizon 2020, après sa vaste restructuration. Cet objectif a été discuté entre Areva, l’État et ses futurs actionnaires, notamment les investisseurs japonais MHI et JNFL qui vont injecter 500 millions d’euros dans le groupe. "Tous souhaitent avoir la possibilité de revendre leurs titres" explique D’ici là, Areva espère rembourser toutes ses dettes et retrouver une autonomie financière vis-à-vis de l’État français. Son augmentation de capital de 5 milliards d’euros comprend un retrait de la cote pour la part du capital qui est en Bourse.

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