Entreprise RER nouvelle génération: le méga contrat pour Alstom-Bombardier

15:25  11 janvier  2017
15:25  11 janvier  2017 Source:   BFM Business

Les Franciliens contraints d’assumer les dérapages financiers d’Autolib’?

  Les Franciliens contraints d’assumer les dérapages financiers d’Autolib’? Avec plus de 130.000 abonnés actifs, Autolib’ semble avoir conquis le cœur des habitants des 97 villes où le service d’autopartage est implanté. Mais si celui-ci poursuit son développement en France (Lyon et Bordeaux) et à l’étranger (Turin, Indianapolis et bientôt Londres), son bilan financier n’est pas vraiment reluisant. Le Canard enchaîné, dans son édition parue ce mercredi, met en effet en lumière un dérapage qui pourrait s’élever à 179 millions d’euros d’ici à 2023, date de la fin du contrat passé entre la société du groupe Bolloré et le syndicat des collectivités franciliennes.En cause, selon l’hebdomadaire, le manque de véhicules électriques en circulation (4.

Ce contrat pour le RER nouvelle génération est l’un des plus importants dans l’histoire du rail français. Il porte sur la fourniture de 271 trains, pour 3,7 milliards d’euros, financés intégralement par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif). Alstom et Bombardier sont désormais assurés de remporter cette méga commande, sauf énorme rebondissement, alors que CAF, avec un prix inférieur d’environ 15% à celui proposé par ses concurrents, paraissait pourtant comme le grand favori.

Voilà une bonne nouvelle pour les employés d' Alstom et de Bombardier , alors que l'Etat a annoncé début octobre un plan prévoyant notamment la promesse d'anticiper des commandes de rames de TGV face au risque d'une fermeture du site historique d' Alstom à Belfort. Les deux constructeurs ferroviaires sont en effet désormais seuls en lice pour le méga contrat du RER nouvelle génération ( RER NG), évalué à 3,7 milliards d'euros, leur concurrent espagnol CAF ayant confirmé mercredi à l'AFP avoir été écarté de l'appel d'offres. Un audit défavorable au constructeur espagnol.

Seul candidat encore en course après la mise hors-jeu de l'espagnol CAF, le consortium Alstom-Bombardier a remporté ce mercredi le contrat du RER nouvelle génération, l'un des plus importants dans l'histoire du ferroviaire en Europe, avec une première tranche de 1,55 milliard d'euros, et dont le montant total pourra aller jusqu'à 3,75 milliards.      "La première tranche ferme de ce marché comprend la livraison de 71 rames pour un montant estimé à 1,55 milliard d'euros subventionnées à 100% par le Stif", le Syndicat des transports en Ile-de-France, annoncent dans un communiqué le Stif, qui avait passé l'appel d'offres, et la SNCF, chargée de mener cet appel d'offres.     "La part du consortium Alstom-Bombardier de cette première tranche s'élève à 1,1552 milliard d'euros (environ 70% Alstom-30% Bombardier)", le reste correspondant aux frais des études de conception, d'industrialisation, de suivi de projet et d'homologation, ajoute le communiqué.      Selon les commandes optionnelles, Alstom et Bombardier pourront avoir à fournir jusqu'à 255 rames (125 pour le RER D et 130 pour le RER E), pour un montant maximum d'environ 3,75 milliards d'euros. Il s'agit du contrat "le plus important jamais financé par le Stif", et du "plus gros appel d'offres jamais mené par SNCF sur du matériel roulant", précise ce communiqué.

Bouygues construira une partie de la centrale nucléaire d'Hinkley Point

  Bouygues construira une partie de la centrale nucléaire d'Hinkley Point Le géant du BTP est également en charge de la construction des EPR de Flamanville en France et d'Olkiluoto en Finlande, pilotés respectivement par EDF et Areva, qui ont accumulé les retards.Ce contrat a été confié à la filiale Bouygues Travaux Publics, en groupement avec l'entreprise britannique Laing O'Rourke, précise un communiqué de Bouygues Construction. "Ce choix témoigne de l'expertise de Bouygues Construction dans le domaine du génie civil nucléaire", a commenté Philippe Bonnave, PDG de Bouygues Construction, cité dans le communiqué.

Le constructeur ferroviaire Alstom et son allié canadien Bombardier sont désormais seuls en lice pour le méga contrat du RER nouvelle génération , évalué à 3,7 milliards d'euros, leur concurrent espagnol CAF ayant confirmé mercredi à l'AFP avoir été écarté de l'appel d'offres. CAF a reçu un courrier de la SNCF "nous signifiant que nous ne pourrions pas participer à l'offre finale du fait d'une évaluation négative de nos capacités" de production de trains, a indiqué Francis Nakache, directeur général France du constructeur espagnol.

Cette commande de 3 à 3,5 milliards d'euros pour 371 RER de nouvelle génération , est la plus importante pour le réseau francilien depuis 1945. - Jacques Demarthon - AFP.

  RER nouvelle génération: le méga contrat pour Alstom-Bombardier © Fournis par BFMNews

Les premiers trains livrés en 2021

Ces 71 premiers trains seront livrés et circuleront à partir de 2021.Environ 2.000 personnes travailleront sur ce projet au sein du groupement Alstom-Bombardier, sur le site de Bombardier à Crespin (Nord), et huit sites d'Alstom en France: Valenciennes, Reichshoffen, Ornans, Le Creusot, Villeurbanne, Tarbes, Petit-Quevilly, et Saint-Ouen. "Plus de 8.000 emplois seront pérennisés en France au sein de la filière ferroviaire", détaillent encore le Stif et la SNCF.      Pour la présidente (LR) de la région Ile-de-France et du Stif, Valérie Pécresse, "les effets positifs de cette commande se ressentiront aussi sur le reste du réseau: 15% du trafic du RER A se reportera sur la ligne E prolongée qui doit être livrée en 2022 jusqu'à Nanterre, puis en 2024 jusqu'à Mantes-la-Jolie".      "Nous disposerons ainsi d'un train spécifique aux besoins de SNCF Transilien et de la zone hyperdense francilienne (70% des clients SNCF sur 2,2% du territoire français). Nous nous devons de mieux anticiper les augmentations de trafic annuel (+7% de clients entre septembre 2015 et septembre 2016) et ce train innovant dernière génération sera un atout indéniable", a commenté le président de la SNCF Guillaume Pepy, dans ce communiqué.

Des navettes autonomes débarquent à Paris .
La RATP, en partenariat avec le Stif et la Ville de Paris, lancera lundi la première expérimentation de navettes autonomes sur le pont Charles-de-Gaulle à Paris. Il s'agit d'une expérimentation lancée par la RATP, en partenariat avec le syndicat des transports d'Île-de-France (Stif) et la Ville de Paris. © Fournis par La Tribune Cette expérimentation menée par la RTAP, le Stif et la mairie de Paris va dans le sens du récent rapport de l'Union internationale du transport public (UITP), qui appelle les autorités à préparer l'arrivée des véhicules autonomes.

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