Entreprise Avec des locations de véhicules à 1 euro, le logisticien Luckyloc veut rendre la mobilité plus accessible

14:20  20 avril  2017
14:20  20 avril  2017 Source:   La Tribune

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Il semblerait que cet utilisateur ait déjà trouvé son bonheur ! Cette annonce n'est plus active, mais ne Location d 'une chambre meublée.

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Décidément. Les modèles trois en un semblent être plébiscités par les entrepreneurs ces temps-ci. En témoigne la jeune pousse Luckyloc fondée en 2012 par deux (très) jeunes diplômés d'HEC. Claire Cano et Idriss Hassim sont partis du constat qu'il existe plusieurs besoins en matière de déplacements de véhicules : "structurels, saisonniers, le buy back et enfin la location en aller simple", détaille ce dernier. "Cela n'est pas écologique, ni économique", explique-t-il. D'où l'idée de créer un service innovant répondant à de telles problématiques.

Mais rendons à César ce qui est à César. Cette idée est avant tout celle que Claire Cano, son associée, a eue lors de ses études en Nouvelle-Zélande où il est monnaie courante de louer un van sans avoir à le rapporter au point de départ. Transposé en France et au marché des véhicules plus légers, et utilitaires (camionnettes de déménagement) le concept a donné naissance à LuckyLoc.

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Trois offres pour répondre à un même besoin

Concrètement, ses clients sont les concessionnaires et les loueurs traditionnels tels que Hertz, Ada ou Europcar qui souhaitent faire acheminer un véhicule d'un point A à un point B, sans monopoliser un de leurs employés pour un tel service. Pour cela, l'entreprise propose trois solutions : soit la faire conduire par un particulier, qui louera le véhicule en question pour la modique somme d'un euro (le service LuckyLoc), soit faire appel à un chauffeur professionnel indépendant, formé par la startup. Ou alors, le véhicule peut être déplacé grâce à un "porte-huit" (un camion transportant les voitures par lot de huit).

"Chaque offre présente son avantage. Le prix - entre 80 et 100 euros - pour la première, l'aspect collaboratif et environnemental. Un particulier peut d'ailleurs s'inscrire sur un site de covoiturage pour effectuer le trajet et partager ses frais, ou transporter un colis, comme le suggère le site. La seconde est la plus rapide. Quant à la troisième solution, elle permet de ne pas faire rouler un véhicule qui ne tiendrait pas la charge sur une longue distance", analyse Idriss Hassim.

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  Les aides à la mobilité sont déterminantes pour les chômeurs, mais à quel prix ? D'après une étude de Pôle Emploi, parmi les bénéficiaires d'une aide dans le cadre d'une reprise d'emploi, 21% déclarent que, s'ils n'avaient pas obtenu cette aide, ils auraient "hésité à accepter la mobilité" tandis que 14% auraient "refusé la mobilité".Ces aides, qui peuvent être attribuées pour couvrir les frais de transports, de restauration voire d'hébergement - dans la limite de 5.000 euros par an - sont déterminantes pour certains bénéficiaires, qui auraient refusé la mobilité en l'absence de soutien financier.

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La startup basée rive gauche emploie 18 salariés. Et, en plus de soigner ses salariés, respecte la parité et l'égalité en termes de salaires. Elle compte recruter entre 25 et 30 personnes d'ici la fin de l'année. © Fournis par La Tribune La startup basée rive gauche emploie 18 salariés. Et, en plus de soigner ses salariés, respecte la parité et l'égalité en termes de salaires. Elle compte recruter entre 25 et 30 personnes d'ici la fin de l'année.

Ce qui leur permet, au passage, de garantir une livraison en 72h. De quoi révolutionner l'achat de voitures sur internet !

LuckyLoc représente ainsi 60% de leur activité, le convoyage 30%, et le transport par camions 10%. Bref. Le succès est au rendez-vous. Si bien qu'après une première levée de fonds de 300.000 euros en 2013, auprès de business angels, un courtier en assurance, un ancien prof d'HEC et L'Argus, les deux entrepreneurs lancent en 2014 le service Expedicar qui permet aux clients de trouver l'offre la moins chère pour faire déplacer leurs véhicules.

"Nous sommes le Fedex de l'auto"

"Notre métier c'est de la logistique.Nous sommes le Fedex de l'auto", poursuit le jeune chef d'entreprise qui a bouclé un autre tour de table à l'été 2016, cette fois de 2,8 millions d'euros. La startup basée dans le chic 5e arrondissement de la capitale - "c'était une bonne affaire ! Moins cher que le 9e", souffle-t-il - emploie 18 salariés. Et attention, les fondateurs de l'entreprise veillent au grain. Ils sont attentifs au bien être de leurs salariés. Mais pas seulement. Ils mettent un point d'honneur à respecter une parfaite parité, tant en termes d'effectifs que de rémunération. "C'est juste normal", précise humblement Idriss Hassim, loin de vouloir être cité en exemple.

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Pour l'heure, la plateforme revendique 300.000 inscrits sur Luckyloc et 2.500 véhicules déplacés chaque mois, environ une centaine par jour sur le site. La croissance double chaque année. Les deux patrons de l'entreprise désormais rentable tablent ainsi sur un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros pour 2017, après 2,5 millions en 2016 et 1,2 l'année précédente. Avec l'objectif de recruter entre 25 et 30 personnes d'ici la fin de l'année, notamment, dans la perspective de mettre un pieds à l'international, en commençant par la Belgique.

Un environnement de plateformes multi-services

Indéniablement, le modèle s'avère vertueux. Autant dire que la combinaison des trois activités semble astucieuse. D'ailleurs, un tel modèle n'est pas sans rappeler celui de la danoise GoMore qui veut s'imposer en France, sur le marché du covoiturage longue distance, après avoir séduit la Scandinavie. De quoi challenger la licorne française Blablacar, qui vient d'ailleurs d'annoncer la diversification de son activité. En plus du covoiturage, l'entreprise propose en effet depuis peu à certains conducteurs (ses ambassadeurs) une solution de leasing (location de longue durée) de véhicules. Exactement comme GoMore ! Ses fondateurs - deux philosophes - avaient eu le nez creux semble-t-il. Et Frédéric Mazzella, qui semble s'en inspirer, devrait encore annoncer début mai une nouvelle innovation... Suspense.

Tesla : rappel de 53.000 voitures après un problème de freins .
Ce rappel "volontaire" porte sur des berlines Model S et SUV Model X produits entre février et octobre 2016. Tesla assure n'avoir été informé pour le moment d'aucun incident ni accident lié à ce défaut de fabrication qu'il qualifie de "minime".Ce rappel "volontaire" porte sur des berlines Model S et SUV Model X produits entre février et octobre 2016, peut-on lire dans un courriel adressé aux clients affectés et dont l'AFP a obtenu copie. Les 53.000 voitures concernées représentent un peu plus de 63% des 84.

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