Entreprise Opel, Fiat, Mitsubishi... Consolidation en vue dans l'industrie automobile ?

11:35  06 septembre  2017
11:35  06 septembre  2017 Source:   La Tribune

Faurecia a refermé le dossier Magneti-Marelli

  Faurecia a refermé le dossier Magneti-Marelli Lors d'une rencontre avec la presse, Patrick Koller qui dirige l'équipementier automobile français, a annoncé qu'il ne formulerait pas d'offre sur la filiale du groupe Fiat-Chrysler tout en reconnaissant avoir néanmoins consulté le dossier. Pour autant, Faurecia est dans l'optique de se constituer un quatrième pôle d'activité qui passera probablement par une acquisition.Patrick Koller a toutefois reconnu s'être penché sur cette entreprise valorisée autour de 5 milliards d'euros, mais il a indiqué que la question avait été tranchée et qu'aucune offre ne serait formulée.

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Il n'y a pas que les scandales d'émission qui tiennent l'industrie automobile en haleine... Cet été, l'avenir du groupe Fiat Chrysler Automobile (FCA) a fait couler au moins autant d'encre que les affaires autour d'un cartel allemand ou encore du rappel géant des voitures Mercedes. L'industrie automobile mondiale retient encore son souffle à l'idée qu'un groupe automobile chinois mette la main sur ce constructeur historiquement implanté aux États-Unis et en Europe, mais qui a aussi des positions très fortes en Amérique latine. Le monde verrait alors pour la première fois un groupe automobile chinois être propulsé dans le top 5 mondial de cette industrie lourde, capitalistique et assoiffée d'économies d'échelles.

Fiat Chrysler n'a reçu "aucune offre" du Chinois Great Wall Motors

  Fiat Chrysler n'a reçu Le patron de Fiat Chrysler (FCA), Sergio Marchionne, a assuré samedi que le constructeur italo-américain n'avait reçu "aucune offre" après les marques d'intérêt manifestées par le groupe chinois Great Wall. "FCA n'a aucune offre sur la table et n'a été approché par personne", a déclaré Sergio Marchionne a des journalistes en marge des essais du Grand Prix de Formule 1 de Monza. "Nous l'avons dit clairement et publiquement dans un communiqué de presse et nous le confirmons", a ajouté le dirigeant dont les propos sont rapportés par l'agence Radiocor.

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Les groupes asiatiques en embuscade ?

Pour l'heure, personne n'est sorti du bois. Sauf peut-être Great Wall motors qui a manifesté son intérêt pour la seule marque Jeep, mais sans avoir engagé de discussion avec les principaux intéressés.

Il n'empêche que personne n'a pu rester de marbre face à un tel événement et sur les risques qu'il fait encourir. Celui d'une grande bascule dans la hiérarchie des constructeurs mondiaux, voire du déclenchement d'un grand mouvement de consolidation défensif des constructeurs occidentaux, mais également japonais ou sud-coréens. Jusqu'ici, nous n'avions guère assisté qu'à des opérations de niche comme le rachat de Volvo par le chinois Geely ou encore celui de Jaguar-Land Rover par l'indien Tata. Mais cette fois, au-delà des transferts de technologies, c'est bien un effet de taille et d'implantation géographique qui pourrait changer toute la donne. La consolidation, un refrain répété depuis plusieurs années est ainsi revenu sur toutes les lèvres...

Opel perdrait 4 millions d'euros par jour! PSA a du pain sur planche

  Opel perdrait 4 millions d'euros par jour! PSA a du pain sur planche e constructeur allemand, dont PSA a finalisé le rachat le 1er août, a creusé ses pertes au deuxième trimestre, à environ 250 millions de dollars (210,8 millions d'euros), rapporte samedi l'hebdomadaire spécialisé Automobilwoche. Citant deux sources anonymes proches d'Opel et de PSA, le journal affirme qu'Opel perd environ 4 millions d'euros par jour d'activité. Au premier semestre, la perte était légèrement moindre, à 210 millions de dollars. Le groupe n'a pas souhaité faire de commentaire.

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Espagne : Ralentissement en vue .

« On identifie deux grands types de stratégies soit faire partie du club des 10 millions qui de par leur taille vont pouvoir dégager des économies d'échelles, soit les marques premium qui pourront incorporer dans leurs prix tout ou partie des surcoûts induits par leurs investissements », explique Guillaume Crunelle, associé chez Deloitte et spécialiste de l'industrie automobile.

Renault dans le club des 10 millions

L'an passé, Renault-Nissan avait déjà pris les devants en s'emparant de Mitsubishi, un petit constructeur d'un million de voitures, et en consolidant la filiale russe Avtovaz dans les comptes de la société. Ces opérations ont permis à Carlos Ghosn de revendiquer, cet été, le contrôle d'un ensemble de marques constituant le numéro un mondial de l'automobile, disputant le titre à Toyota, Volkswagen et General Motors.

Reste alors aux groupes de taille intermédiaire de ne pas rester sur la touche. Ces groupes qui produisent autour de 4 à 5 millions de voitures par an comme Honda, Hyundai-Kia, ou même le groupe PSA, et qui pourraient être poussés dans leurs retranchements en voulant acquérir une taille critique. Le rachat d'Opel par le groupe français s'inscrit un peu dans cette stratégie, mais sa portée est limitée tant la marque allemande est cantonnée aux frontières européennes. Il y a d'autres marques qui pourraient susciter l'intérêt notamment chez les Japonais comme Mazda (moins de 2 millions de voitures par an) ou Suzuki (très recherché pour sa filiale Maruti qui détient plus de 40% du très prometteur marché indien), mais également SsangYong en Corée du Sud, et d'autres encore...

La Chine songe à son tour à interdire les voitures à essence ou diesel

  La Chine songe à son tour à interdire les voitures à essence ou diesel Pékin se dit prêt à emboîter le pas à la France et au Royaume-Uni, qui ont récemment fait part de leur intention d'interdire la vente des voitures diesel ou essence sur leurs marchés d'ici à 2040. Quel que soit le calendrier envisagé par les autorités chinoises, le défi à relever s'annonce herculéen: 28 millions de véhicules (dont 24,38 millions de voitures individuelles) ont été vendus l'an dernier en Chine, en hausse de 14%. Sur ce total, les voitures propres représentent encore une goutte d'eau (1,7%), mais le créneau est attractif: les ventes de véhicules "à énergie nouvelle" ont ainsi bondi de 53% en Chine en 2016, à 507.

Les Bulletins Electroniques des Ambassades de France - un service ADIT

Fiat Chrysler: rumeurs de cessions et d'offre chinoise, le patron clarifie la situation. En coulisses, la succession de Pierre Gattaz commence à agiter le Medef. En Grèce, amorce de reprise mais précarisation accrue du travail. Tourisme : une saison d’été dans le vert grâce aux nationaux.

Une consolidation logique, mais loin d'être imminente

Les analystes sont néanmoins très partagés sur l'imminence d'un tel scénario. Selon eux, toutes les raisons sont effectivement réunies pour que l'industrie automobile s'engage dans un grand mouvement de consolidation. « Les dix prochaines années vont poser d'immenses défis à l'industrie automobiles qu'il s'agisse des nouvelles mobilités, mais également des nouvelles technologies de dépollution ou de recherche y compris dans les process industriels. Ces transformations seront très gourmandes en capitaux, et les constructeurs doivent d'ores et déjà trouver des marges de manœuvres pour les financer », reconnait Guillaume Crunelle de chez Deloitte.

Mais l'industrie automobile pourrait échapper à une telle consolidation car celle-ci serait surtout à la veille d'un grand chambardement de son business-modèle traditionnel. La connectivité et la voiture autonome va ouvrir le champ à de nouveaux modèles industriels disruptifs. De nouveaux acteurs pourraient même s'immiscer dans ce business, voire même être les principaux instigateurs de cette disruption et ainsi s'imposer. Pour Guillaume Crunelle, la consolidation n'est plus vraiment la question cruciale qui se pose aujourd'hui aux constructeurs : ce sujet est « intimement lié au choix stratégiques des constructeurs sur leur modèle industriel de demain: allons-nous vers un fractionnement de la chaîne de valeur ou alors un élargissement de cette dernière intégrant la gestion de la mobilité ».

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  À Francfort, l'industrie automobile espère trouver son salut dans l'électrique Le salon automobile de Francfort ouvre dans un contexte particulier: une vague d'ouragans sans précédent imputé au réchauffement climatique, et l'annonce par la Chine d'en finir avec les moteurs essence. Les constructeurs automobiles auront à coeur de convaincre qu'ils sont résolument tournés vers les technologies dites électrifiées (100% électriques, ou hybrides). L'enjeu industriel et social pour l'Europe est considérableDes stands pharaoniques à l'humilité...

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Autrement dit, les constructeurs automobiles vont-ils perdre une partie de la chaîne de valeur sur le modèle de l'iPhone conçu par Apple, mais fabriqué par le Taïwanais Foxconn, ou seront-ils capables d'acquérir des compétences pour rester acteurs des mobilités de demain. Un autre analyste se veut plus pessimiste et estime que cette nouvelle donne dans la chaîne de valeur est logique : « Airbus n'a jamais acquis de compagnies aériennes », illustre-t-il.

Des rapprochements défensifs

Un autre spécialiste du secteur estime que les constructeurs automobiles pourraient au contraire être poussés à se rapprocher non pas pour acquérir de la taille, mais au contraire pour organiser leur défense en imposant par exemple leur propre standard. À l'image du rachat de l'activité de cartographie de Nokia par BMW, Audi et Mercedes afin de contrer l'offensive de Google sur cette activité extrêmement tactique. Enfin, à l'heure de l'industrie 4.0, les constructeurs sont en train de gagner en agilité en s'affranchissant de la contrainte des économies d'échelle grâce à des process de production beaucoup plus flexibles.

Impossible néanmoins d'exclure un rapprochement plus ambitieux de constructeurs. Un analyste rappelle que la Chine réunit encore plus de 70 marques et aussi immense soit ce marché de 24 millions de voitures par an, il y a une réelle volonté politique de constituer des champions nationaux. Pour Guillaume Crunelle, le risque pourrait toutefois être circonscrit au seul marché chinois : « les constructeurs sont certes attentifs au renforcement de marques chinoises à l'internationale, mais ils sont aussi concernés par leurs ambitions sur leur propre marché domestique ».

Le dossier Fiat Chrysler Automobiles sera donc regardé à la loupe par les constructeurs automobiles du monde entier, mais également par les gouvernements pour qui l'automobile reste un projet industriel et qui sont encore loin d'imaginer le nouveau monde des mobilités qui se prépare demain. Et pour cause, les constructeurs ne le savent pas eux-mêmes...

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