Entreprise Climat : le monde entier dépendant des efforts de la Chine

03:08  14 novembre  2017
03:08  14 novembre  2017 Source:   La Tribune

Pollution : les émissions mondiales de CO2 vers un nouveau record

  Pollution : les émissions mondiales de CO2 vers un nouveau record Les émissions de CO2 sont restées globalement stables pendant trois ans, de 2014 à 2016, mais elles vont repartir à la hausse cette année, essentiellement à cause d'une augmentation en Chine après deux années de recul, ont mis en garde des scientifiques lors de la COP23, à Bonn. Le pic des émissions mondiales de C02 est finalement loin d'avoir été atteint. Elles devraient augmenter de 2% cette année et atteindre ainsi un nouveau niveau record, ont déclaré lundi des scientifiques.

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Les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse en 2017 après trois ans de stabilisation, essentiellement sous l'effet de la croissance chinoise. Selon le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie paru ce 14 novembre, l'évolution attendue de son économie et de son mix énergétique pourrait au contraire en faire un acteur majeur de la lutte contre le changement climatique d'ici à 2040.

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe en pleine COP23 : après trois années de stagnation, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse en 2017. D'après l'étude du Global Carbon Projet publiée lundi 13 novembre dans la revue "Eart system science data", cette augmentation de 2% serait imputable à la croissance économique chinoise (+6,8%). L'accroissement de sa consommation de charbon (+3%), de pétrole (+5%) et de gaz naturel (+12%) serait ainsi responsable d'une hausse de 3,5% de ses émissions de gaz à effet de serre.

Quels enjeux climatiques pour la Cop 23 ?

  Quels enjeux climatiques pour la Cop 23 ? Moins médiatisée que la COP 21 de Paris, la COP 23 qui se déroule à Bonn, en Allemagne, du 6 au 17 novembre, est pourtant tout autant décisif pour l’avenir de la planète. Les Etats côtiers et insulaires sont notamment en première ligne face au changement climatique et à la montée des océans. Présidée par les Iles Fidji et annoncée comme une réunion plutôt technique visant à mettre en actes les ratifications historiques arrachées il y a deux ans pour sauver le climat, la COP 23 n'en demeure pas moins assortie d'enjeux majeurs dont l'ambition ultime sera de finaliser les règles d'application de l'Accord de Paris.

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Pour mémoire, limiter la hausse des températures à +2°C nécessiterait d'abaisser les émissions mondiales de 50 à 70% d'ici à 2050, avant d'atteindre le Graal de zéro émissions nettes à la fin du siècle.

Ce revers, le premier depuis le satisfecit quasi général de la COP21, a donné d'autant plus d'écho au cri d'alarme lancé par 15.000 scientifiques du monde entier et relayé notamment par nos confrères du Monde. Ses auteurs redoutent que l'humanité pousse « les écosystèmes au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie. » Régression des forêts, disparition d'un tiers des populations de certains mammifères, reptiles, amphibiens, poissons et oiseaux, multiplication des zones mortes dans les océans, effondrement des invertébrés, disparition de 80% des insectes, etc. « Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, mettent en garde les auteurs, l'humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd'hui. »

"Les changements climatiques (...) provoquent des migrations de masse des pays pauvres vers les pays riches" (Merkel)

  La chancelière Angela Merkel a déclaré samedi que les pays industrialisés devaient accentuer les efforts de lutte contre le réchauffement climatique, et que l'Allemagne devait montrer l'exemple en prouvant que des objectifs ambitieux de réduction des émissions pouvaient être atteints sans nuire à l'emploi.La chancelière Angela Merkel a déclaré samedi que les pays industrialisés devaient accentuer les efforts de lutte contre le réchauffement climatique, et que l'Allemagne devait montrer l'exemple en prouvant que des objectifs ambitieux de réduction des émissions pouvaient être atteints sans nuire à l'emploi.

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LE SOUFFLE DE LA COLERE - Bande Annonce (VOST).

En Chine, moins de production manufacturière et plus de services

Dans ce contexte, le dernier rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), paru ce 14 novembre, pourrait redonner matière à espérer. En effet, loin de contester le poids de la Chine dans la façon dont va évoluer le mix énergétique mondial et, partant, une grande partie des émissions de gaz à effet de serre, l'Agence mise sur l'entrée du pays (de très loin de premier émetteur au monde) dans une nouvelle ère énergétique pour infléchir, positivement désormais, les tendances mondiales. La bascule progressive de l'économie chinoise vers plus de services et moins de production manufacturière, alliée à une évolution vers un mix énergétique moins carboné destiné à faire baisser le nombre de décès prématurés par cause de pollution de l'air, en sont les clés de voûte. Une mutation d'autant plus urgente que la population chinoise, vieillissante, est plus fragile encore face à ces menaces.

La Ville de Paris émet son 2e green bond

  La Ville de Paris émet son 2e green bond La capitale a émis pour 320 millions d'euros d'obligations "développement durable" (impact environnemental et social) à long terme (17 ans). Sa première obligation verte remontait à fin 2015. Deux jours après avoir présenté son nouveau Plan Climat, la Ville de Paris vient souligner ses engagements en revenant sur les marchés obligataires pour son deuxième green bond : elle a levé 320 millions d'euros par le biais d'obligations "développement durable" (green & social bonds) d'une maturité de 17 ans, à un taux de 1,428%, « soit un différentiel de taux par rapport aux obligations d'Etat de seulement 0,20% » se f

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Dans le principal scénario de l'AIE (New policies scenario),  le pays détient un tiers des capacités installées d'éolien et de solaire en 2040, et investit d'ici là 40% des sommes mondialement dévolues au déploiement des véhicules électriques qui, conformément à de récentes annonces, représentent un quart du parc automobile roulant à cet horizon. Quant aux émissions chinoises de gaz à effet de serre, elles atteindraient un plafond en 2030. Seul hic dans ces prévisions rassurantes : l'AIE voit la consommation de charbon chinoise atteindre son pic en...2013, avant de baisser de 15% d'ici à 2040. Il est vrai que l'étude du Global Carbon Project elle-même estime que la hausse enregistrée cette année pourrait n'être qu'un pic conjoncturel et non un avant-goût de ce qui se profile pour les prochaines années...

Consommation d'énergie en hausse de 30% d'ici à 2040

Globalement, d'ici à 2040, la demande en énergie devrait s'accroître selon l'AIE de 30%, sous l'effet d'une croissance moyenne annuelle de 3,4% et d'une population passant de 7,4 milliards aujourd'hui à 9 milliards d'habitants. Cette hausse, qui correspond à la consommation énergétique actuelle cumulée de la Chine et de l'Inde, serait deux fois plus élevée en l'absence des progrès attendus en matière d'efficacité énergétique.  Sous l'effet de la multiplication des usages, liée à la progression des revenus - et notamment aux besoins croissants de climatisation - et aux dizaines de millions de nouveaux consommateurs qui accèdent chaque année à l'énergie, le mix énergétique mondial évoluerait jusqu'à ce que l'électricité représente en 2040 un quart de la consommation d'énergie finale. Déjà, en 2016, les dépenses des consommateurs dans l'électricité ont égalé celles dans les produits pétroliers. Quant aux investissements réalisés dans le secteur électrique, ils ont pour la première fois dépassé ceux dans le pétrole et le gaz. En 2040, les énergies renouvelables fourniraient 40% de l'électricité, mais progresseraient aussi dans la production de chaleur et la mobilité. Cette croissance, favorisée par la digitalisation, rendra en revanche de plus en plus déterminants les investissements dans les réseaux et les solutions de flexibilité.

COP23 : engagement à 100 milliards de HSBC pour le climat

  COP23 : engagement à 100 milliards de HSBC pour le climat La première banque européenne promet de consacrer 100 milliards de dollars à des investissements et financements durables d’ici à 2025. Le géant anglo-asiatique compte réduire son exposition au charbon et couvrir 100% de ses besoins en électricité en renouvelables d’ici à 2030. Alors que la conférence de l'ONU sur le changement climatique, la COP23, vient de s'ouvrir à Bonn, la première banque européenne, HSBC, prend des engagements financiers importants de soutien à la transition énergétique.

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Le gaz et les renouvelables, grands gagnants des 20 prochaines années

La demande en pétrole continuerait néanmoins à croître, tandis que les capacités supplémentaires de production à partir de charbon, qui ont représenté 900 MW depuis 2000, n'en représenteraient plus que 400 MW d'ici  à 2040. Aux Etats-Unis, le charbon ne pourrait redevenir compétitif face au gaz de schiste, même en l'absence de limite réglementaire. Le même gaz de schiste devrait permettre aux Etats-Unis de devenir le premier exportateur net de gaz au milieu des années 2020, puis le premier exportateur de pétrole quelques années plus tard.

Quant au nucléaire, en dépit du programme ambitieux de la Chine, qui en deviendrait le premier producteur devant les Etats-Unis à compter de 2030, l'AIE lui accorde de moins en moins de place au fil de ses rapports.

A côté des énergies renouvelables, le solaire devenant la source d'énergie la moins chère dans de nombreux pays, et des progrès réalisés en matière d'efficacité énergétique, le gaz est la principale source d'énergie des prochaines décennies. Il devrait connaître une hausse de 45%, notamment absorbée par l'industrie, jusqu'à représenter 40% de la consommation d'énergie finale en 2040 derrière le pétrole. Une croissance de 50% de la consommation d'électricité produite à partir de gaz n'entraînerait qu'une hausse d'un tiers de la consommation de gaz, mais ce rôle prépondérant ferait peser sur le secteur une responsabilité accrue dans la lutte contre les fuites de méthane. D'après l'Agence, la valorisation de ce gaz permettrait de financer jusqu'à 40 à 50% de réduction sans aucun investissement additionnel.

"La plus grande banque du monde ? Le chinois Tencent !"

  Le propriétaire de la messagerie WeChat dépasse toutes les banques, même chinoises, en nombre de clients. Un podium révélateur des transformations en cours dans la finance, avec l’émergence d’acteurs issus du Web ou du mobile. Les puissantes JP Morgan Chase et Bank of America se sont fait doubler depuis longtemps par les mastodontes chinois que sont ICBC, China Construction, Agricultural Bank et Bank of China dans la liste des plus grandes banques en termes d'actifs (les françaises BNP et Crédit Agricole sont respectivement 8e et 11e).

Engin de franchissement de l 'Avant.

Respecter l'Accord de Paris coûterait 15% de plus

Responsable de la hausse des émissions de CO2 observée en 2017, la Chine deviendra-t-elle demain le leader de la lutte contre le changement climatique ? © Fournis par La Tribune Responsable de la hausse des émissions de CO2 observée en 2017, la Chine deviendra-t-elle demain le leader de la lutte contre le changement climatique ?

Pour autant, dans ce scénario médian développé par l'AIE, le nombre de décès prématurés liés à la pollution continuerait de croître dans un premier temps, passant de 3 à 4 millions par an au niveau mondial à l'horizon 2040. En outre, le nombre de personnes sans accès à l'énergie moderne, aujourd'hui de 1,1 milliard, serait encore de 675 millions à cette date. Quant aux émissions, si celles liées à la production d'électricité n'augmenteraient que de 5% pour une production en hausse de 60%, celles liées à l'utilisation de pétrole dans les transports atteindraient le niveau de celles des centrales à charbon, tandis que celles de l'industrie augmenteraient de 20%.

Mais l'AIE a également étudié un scénario plus ambitieux baptisé « Sustainable development scenario », qui permettrait de concilier  respect d'une hausse des températures limitée à +2°C et objectifs de développement durable adoptés par les Nations unies, notamment l'accès universel à une énergie moderne (par opposition au bois de chauffe et de cuisine) et l'amélioration de la qualité de l'air. Ce scénario, dont le coût de 69.000 milliards de dollars n'est que de 15% supérieur au scénario médian, impliquerait un déclin immédiat du charbon bientôt suivi de celui du pétrole grâce à un déploiement accéléré de la mobilité électrique, un mix énergétique aux deux-tiers électrique, une électricité à 60% verte et 15% nucléaire et un recours au captage de CO2. Et, surtout, l'arrêt des subventions aux énergies fossiles, estimées à 260 milliards de dollars en 2016, soit deux fois plus que celles accordées aujourd'hui aux renouvelables.

Coup dur pour Airbus : Boeing engrange une commande colossale de 300 avions en Chine .
u deuxième jour d'une visite à Pékin du président américain Donald Trump, l'avionneur américain a signé en Chine un accord portant sur l'achat de 300 appareils pour un prix catalogue total de 37 milliards de dollars. A quelques jours de l'ouverture du salon aéronautique de Dubaï, Boeing enregistre une commande colossale en Chine.

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