Entreprise Climat : le monde entier dépendant des efforts de la Chine

03:08  14 novembre  2017
03:08  14 novembre  2017 Source:   latribune.fr

Quels enjeux climatiques pour la Cop 23 ?

  Quels enjeux climatiques pour la Cop 23 ? Moins médiatisée que la COP 21 de Paris, la COP 23 qui se déroule à Bonn, en Allemagne, du 6 au 17 novembre, est pourtant tout autant décisif pour l’avenir de la planète. Les Etats côtiers et insulaires sont notamment en première ligne face au changement climatique et à la montée des océans. Présidée par les Iles Fidji et annoncée comme une réunion plutôt technique visant à mettre en actes les ratifications historiques arrachées il y a deux ans pour sauver le climat, la COP 23 n'en demeure pas moins assortie d'enjeux majeurs dont l'ambition ultime sera de finaliser les règles d'application de l'Accord de Paris.

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe en pleine COP23 : après trois années de stagnation, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse en 2017. D'après l'étude du Global Carbon Projet publiée lundi 13 novembre dans la revue "Eart system science data"

Les émissions d'obligations "vertes", finançant des projets favorables au climat , devraient atteindre 130 milliards cette année selon la Climate Bonds Initiative. Le phénomène est mondial et la France est n°2, derrière la Chine .

Les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse en 2017 après trois ans de stabilisation, essentiellement sous l'effet de la croissance chinoise. Selon le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie paru ce 14 novembre, l'évolution attendue de son économie et de son mix énergétique pourrait au contraire en faire un acteur majeur de la lutte contre le changement climatique d'ici à 2040.

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe en pleine COP23 : après trois années de stagnation, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse en 2017. D'après l'étude du Global Carbon Projet publiée lundi 13 novembre dans la revue "Eart system science data", cette augmentation de 2% serait imputable à la croissance économique chinoise (+6,8%). L'accroissement de sa consommation de charbon (+3%), de pétrole (+5%) et de gaz naturel (+12%) serait ainsi responsable d'une hausse de 3,5% de ses émissions de gaz à effet de serre.

COP23 : engagement à 100 milliards de HSBC pour le climat

  COP23 : engagement à 100 milliards de HSBC pour le climat La première banque européenne promet de consacrer 100 milliards de dollars à des investissements et financements durables d’ici à 2025. Le géant anglo-asiatique compte réduire son exposition au charbon et couvrir 100% de ses besoins en électricité en renouvelables d’ici à 2030. Alors que la conférence de l'ONU sur le changement climatique, la COP23, vient de s'ouvrir à Bonn, la première banque européenne, HSBC, prend des engagements financiers importants de soutien à la transition énergétique.

Climat : le monde entier dépendant des efforts de la Chine . dans le monde entier . … à ce propos, je viens de me rendre compte que mon ordinateur est fabriqué en Chine , je fais quoi, je le remplace par un boulier Chinois ?

Les émissions de CO2 sont restées globalement stables pendant trois ans, de 2014 à 2016, mais elles vont repartir à la hausse cette année, essentiellement à cause d'une augmentation en Chine après deux années de recul Radio Espoir – La Bible : le plus grand livre du monde - www.radioespoir.ca.

Pour mémoire, limiter la hausse des températures à +2°C nécessiterait d'abaisser les émissions mondiales de 50 à 70% d'ici à 2050, avant d'atteindre le Graal de zéro émissions nettes à la fin du siècle.

Ce revers, le premier depuis le satisfecit quasi général de la COP21, a donné d'autant plus d'écho au cri d'alarme lancé par 15.000 scientifiques du monde entier et relayé notamment par nos confrères du Monde. Ses auteurs redoutent que l'humanité pousse « les écosystèmes au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie. » Régression des forêts, disparition d'un tiers des populations de certains mammifères, reptiles, amphibiens, poissons et oiseaux, multiplication des zones mortes dans les océans, effondrement des invertébrés, disparition de 80% des insectes, etc. « Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, mettent en garde les auteurs, l'humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd'hui. »

Coup dur pour Airbus : Boeing engrange une commande colossale de 300 avions en Chine

  Coup dur pour Airbus : Boeing engrange une commande colossale de 300 avions en Chine u deuxième jour d'une visite à Pékin du président américain Donald Trump, l'avionneur américain a signé en Chine un accord portant sur l'achat de 300 appareils pour un prix catalogue total de 37 milliards de dollars. A quelques jours de l'ouverture du salon aéronautique de Dubaï, Boeing enregistre une commande colossale en Chine.

La Chine va encadrer les généreux prêts de ses banques de dévelop Chars contre caoutchouc, la Chine fait du troc pour vendre ses ar Climat : le monde entier dépendant des efforts de la Chine .

» Il a salué le travail mené sur ce front par la TCFD (task force on Climate -related Financial Disclosure) du Conseil de stabilité financière (FSB) instauré par le G20. Climat : le monde entier dépendant des efforts de la Chine .

En Chine, moins de production manufacturière et plus de services

Dans ce contexte, le dernier rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), paru ce 14 novembre, pourrait redonner matière à espérer. En effet, loin de contester le poids de la Chine dans la façon dont va évoluer le mix énergétique mondial et, partant, une grande partie des émissions de gaz à effet de serre, l'Agence mise sur l'entrée du pays (de très loin de premier émetteur au monde) dans une nouvelle ère énergétique pour infléchir, positivement désormais, les tendances mondiales. La bascule progressive de l'économie chinoise vers plus de services et moins de production manufacturière, alliée à une évolution vers un mix énergétique moins carboné destiné à faire baisser le nombre de décès prématurés par cause de pollution de l'air, en sont les clés de voûte. Une mutation d'autant plus urgente que la population chinoise, vieillissante, est plus fragile encore face à ces menaces.

La Ville de Paris émet son 2e green bond

  La Ville de Paris émet son 2e green bond La capitale a émis pour 320 millions d'euros d'obligations "développement durable" (impact environnemental et social) à long terme (17 ans). Sa première obligation verte remontait à fin 2015. Deux jours après avoir présenté son nouveau Plan Climat, la Ville de Paris vient souligner ses engagements en revenant sur les marchés obligataires pour son deuxième green bond : elle a levé 320 millions d'euros par le biais d'obligations "développement durable" (green & social bonds) d'une maturité de 17 ans, à un taux de 1,428%, « soit un différentiel de taux par rapport aux obligations d'Etat de seulement 0,20% » se f

Plus de 8000 scientifiques du monde entier - regroupés dans le groupe intergouvernemen-tal d’experts sur l’évolution du climat (GIEC-IPCC)-nous le disent : si Les efforts pour attein-dre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) sont largement compromis par les menaces que fait peser le

Les pays industrialisés devront faire le plus d’ efforts pour réduire leur pollution. ches, ne feront sans doute pas autant d’ efforts que d’autres (pays d’Europe, Japon…). Le GIEC rassemble des centaines de spécialistes du climat du monde entier .

Dans le principal scénario de l'AIE (New policies scenario),  le pays détient un tiers des capacités installées d'éolien et de solaire en 2040, et investit d'ici là 40% des sommes mondialement dévolues au déploiement des véhicules électriques qui, conformément à de récentes annonces, représentent un quart du parc automobile roulant à cet horizon. Quant aux émissions chinoises de gaz à effet de serre, elles atteindraient un plafond en 2030. Seul hic dans ces prévisions rassurantes : l'AIE voit la consommation de charbon chinoise atteindre son pic en...2013, avant de baisser de 15% d'ici à 2040. Il est vrai que l'étude du Global Carbon Project elle-même estime que la hausse enregistrée cette année pourrait n'être qu'un pic conjoncturel et non un avant-goût de ce qui se profile pour les prochaines années...

Consommation d'énergie en hausse de 30% d'ici à 2040

Globalement, d'ici à 2040, la demande en énergie devrait s'accroître selon l'AIE de 30%, sous l'effet d'une croissance moyenne annuelle de 3,4% et d'une population passant de 7,4 milliards aujourd'hui à 9 milliards d'habitants. Cette hausse, qui correspond à la consommation énergétique actuelle cumulée de la Chine et de l'Inde, serait deux fois plus élevée en l'absence des progrès attendus en matière d'efficacité énergétique.  Sous l'effet de la multiplication des usages, liée à la progression des revenus - et notamment aux besoins croissants de climatisation - et aux dizaines de millions de nouveaux consommateurs qui accèdent chaque année à l'énergie, le mix énergétique mondial évoluerait jusqu'à ce que l'électricité représente en 2040 un quart de la consommation d'énergie finale. Déjà, en 2016, les dépenses des consommateurs dans l'électricité ont égalé celles dans les produits pétroliers. Quant aux investissements réalisés dans le secteur électrique, ils ont pour la première fois dépassé ceux dans le pétrole et le gaz. En 2040, les énergies renouvelables fourniraient 40% de l'électricité, mais progresseraient aussi dans la production de chaleur et la mobilité. Cette croissance, favorisée par la digitalisation, rendra en revanche de plus en plus déterminants les investissements dans les réseaux et les solutions de flexibilité.

"Les changements climatiques (...) provoquent des migrations de masse des pays pauvres vers les pays riches" (Merkel)

  La chancelière Angela Merkel a déclaré samedi que les pays industrialisés devaient accentuer les efforts de lutte contre le réchauffement climatique, et que l'Allemagne devait montrer l'exemple en prouvant que des objectifs ambitieux de réduction des émissions pouvaient être atteints sans nuire à l'emploi.La chancelière Angela Merkel a déclaré samedi que les pays industrialisés devaient accentuer les efforts de lutte contre le réchauffement climatique, et que l'Allemagne devait montrer l'exemple en prouvant que des objectifs ambitieux de réduction des émissions pouvaient être atteints sans nuire à l'emploi.

12 – Chiffres clés du climat - France et Monde . partie 1 : le changement climatique. Rôle de la forêt dans le cycle du CO2. Ces profils correspondent à des efforts plus ou moins grands de réduction des émissions de GES au niveau mondial. À partir de ces derniers, des simulations

Si la nation qui produit le plus d'automobiles au monde ne fait pas d' efforts , d 'autres pays pourraient l'imiter. Le retrait des États-Unis de l 'accord sur le climat pourrait également signifier la perte de leadership du pays dans les nouveaux marchés

Le gaz et les renouvelables, grands gagnants des 20 prochaines années

La demande en pétrole continuerait néanmoins à croître, tandis que les capacités supplémentaires de production à partir de charbon, qui ont représenté 900 MW depuis 2000, n'en représenteraient plus que 400 MW d'ici  à 2040. Aux Etats-Unis, le charbon ne pourrait redevenir compétitif face au gaz de schiste, même en l'absence de limite réglementaire. Le même gaz de schiste devrait permettre aux Etats-Unis de devenir le premier exportateur net de gaz au milieu des années 2020, puis le premier exportateur de pétrole quelques années plus tard.

Quant au nucléaire, en dépit du programme ambitieux de la Chine, qui en deviendrait le premier producteur devant les Etats-Unis à compter de 2030, l'AIE lui accorde de moins en moins de place au fil de ses rapports.

A côté des énergies renouvelables, le solaire devenant la source d'énergie la moins chère dans de nombreux pays, et des progrès réalisés en matière d'efficacité énergétique, le gaz est la principale source d'énergie des prochaines décennies. Il devrait connaître une hausse de 45%, notamment absorbée par l'industrie, jusqu'à représenter 40% de la consommation d'énergie finale en 2040 derrière le pétrole. Une croissance de 50% de la consommation d'électricité produite à partir de gaz n'entraînerait qu'une hausse d'un tiers de la consommation de gaz, mais ce rôle prépondérant ferait peser sur le secteur une responsabilité accrue dans la lutte contre les fuites de méthane. D'après l'Agence, la valorisation de ce gaz permettrait de financer jusqu'à 40 à 50% de réduction sans aucun investissement additionnel.

Pollution : les émissions mondiales de CO2 vers un nouveau record

  Pollution : les émissions mondiales de CO2 vers un nouveau record Les émissions de CO2 sont restées globalement stables pendant trois ans, de 2014 à 2016, mais elles vont repartir à la hausse cette année, essentiellement à cause d'une augmentation en Chine après deux années de recul, ont mis en garde des scientifiques lors de la COP23, à Bonn. Le pic des émissions mondiales de C02 est finalement loin d'avoir été atteint. Elles devraient augmenter de 2% cette année et atteindre ainsi un nouveau niveau record, ont déclaré lundi des scientifiques.

Dans le monde entier , les individus influent de plus en plus sur les processus qui déterminent leur vie. Le Programme 2030 et l’Accord de Paris sur le climat traduisent une prise de conscience grandissante des enjeux de la durabilité.

La majeure partie du monde en développement est prisonnière du cycle fatidique de la pauvreté et de la La Chine , au nom des pays en développement a proposé qu'on demande aux pays industrialisés de Modification du climat de la planète : On estime que l'accumulation des "gaz à effet de serre"

Respecter l'Accord de Paris coûterait 15% de plus

Responsable de la hausse des émissions de CO2 observée en 2017, la Chine deviendra-t-elle demain le leader de la lutte contre le changement climatique ? © Fournis par La Tribune Responsable de la hausse des émissions de CO2 observée en 2017, la Chine deviendra-t-elle demain le leader de la lutte contre le changement climatique ?

Pour autant, dans ce scénario médian développé par l'AIE, le nombre de décès prématurés liés à la pollution continuerait de croître dans un premier temps, passant de 3 à 4 millions par an au niveau mondial à l'horizon 2040. En outre, le nombre de personnes sans accès à l'énergie moderne, aujourd'hui de 1,1 milliard, serait encore de 675 millions à cette date. Quant aux émissions, si celles liées à la production d'électricité n'augmenteraient que de 5% pour une production en hausse de 60%, celles liées à l'utilisation de pétrole dans les transports atteindraient le niveau de celles des centrales à charbon, tandis que celles de l'industrie augmenteraient de 20%.

Mais l'AIE a également étudié un scénario plus ambitieux baptisé « Sustainable development scenario », qui permettrait de concilier  respect d'une hausse des températures limitée à +2°C et objectifs de développement durable adoptés par les Nations unies, notamment l'accès universel à une énergie moderne (par opposition au bois de chauffe et de cuisine) et l'amélioration de la qualité de l'air. Ce scénario, dont le coût de 69.000 milliards de dollars n'est que de 15% supérieur au scénario médian, impliquerait un déclin immédiat du charbon bientôt suivi de celui du pétrole grâce à un déploiement accéléré de la mobilité électrique, un mix énergétique aux deux-tiers électrique, une électricité à 60% verte et 15% nucléaire et un recours au captage de CO2. Et, surtout, l'arrêt des subventions aux énergies fossiles, estimées à 260 milliards de dollars en 2016, soit deux fois plus que celles accordées aujourd'hui aux renouvelables.

COP23 : les green bonds à un record de 100 milliards de dollars .
Les émissions d'obligations "vertes", finançant des projets favorables au climat, devraient atteindre 130 milliards cette année selon la Climate Bonds Initiative. Le phénomène est mondial et la France est n°2, derrière la Chine. Un peu plus de dix ans après l'émission des tous premiers « green bonds » au monde, par la Banque européenne d'investissement (BEI), le marché des obligations « vertes », des emprunts émis sur les marchés obligataires destinés à financer des projets participant à la lutte contre le réchauffement climatique, franchit le cap symbolique des 100 milliards de dollars.

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