Entreprise Maladies mentales : une "pilule connectée" pour s'assurer du bon suivi d'un traitement

17:35  14 novembre  2017
17:35  14 novembre  2017 Source:   La Tribune

Alzheimer, Parkinson: le recyclage de médicaments, nouvelle stratégie par défaut ?

  Alzheimer, Parkinson: le recyclage de médicaments, nouvelle stratégie par défaut ? Les stratégies thérapeutiques classiques dans le domaine des maladies neurodégénératives connaissent des taux d'échec décourageants. Et, de fait, plusieurs sociétés se sont lancées ces dernières années dans des alternatives moins coûteuses et souvent moins ambitieuses: l'utilisation et l'association de médicaments présents sur le marché pour d'autres indications, ou le rachat de molécules abandonnées. Les maladies neurodégénératives restent l'un des domaines thérapeutiques les plus risqués pour l'industrie pharmaceutique.

Cette fiche ne peut être correctement affichée (elle n'existe pas/plus).

Vous n'avez pas les droits d'accéder à ce document.

L'Agence américaine des médicaments (FDA) a autorisé le laboratoire japonais Otsuka à commercialiser l'Abilify MyCite. Cette pilule connectée permet de suivre la médication des personnes touchées par la schizophrénie ou des troubles bipolaires grâce à un capteur connecté à un patch et à une application.

C'est une première. Les Etats-Unis ont approuvé une molécule dotée d'un système de suivi digital. Lundi 13 novembre, la FDA (Agence américaine des médicaments) a donné son feu vert à la société japonaise Otsuka Pharmaceutical pour qu'il puisse commercialiser l'Abilify MyCite, développé avec Proteus Digital Health, société de la Silicon Valley. Ce produit thérapeutique est une pilule à ingérer, dont le principe actif est un l'aripiprazole, un antipsychotique. Elle est destinée aux personnes atteintes de schizophrénie ou de troubles bipolaires. Munie d'un capteur de la taille d'un grain de sable, elle est capable de déterminer si un malade suit correctement son traitement.

Spatial: l'italien Avio prend à Kourou le manche du lanceur Vega

  Spatial: l'italien Avio prend à Kourou le manche du lanceur Vega La nouvelle organisation donne aux industriels la responsabilité des opérations de tir jusqu'au décollage des lanceurs. Une première pour Avio, responsable du onzième lancement de Vega, qui va emporter dans la nuit de mardi à mercredi un satellite espion marocain. C'est une grande première pour le onzième vol de Vega depuis le début de son exploitation au Centre spatial guyanais (CSG) en 2012. Le petit lanceur italien, qui doit être lancé dans la nuit de mardi à mercredi avec à son bord un satellite espion marocain (Mohammed VI-A), est désormais sous la  responsabilité complète de l'industriel Avio jusqu'à son décollage (H zéro).

ou Créer un nouveau compte.

Pour ce faire, la pilule transmet un message à un patch fixé sur le corps du patient. L'information est ensuite envoyée à une application gérée par un smartphone. Le patient peut ensuite, s'il le désire, transmettre ces données à un professionnel de santé ou un physicien. Ces derniers peuvent aussi accéder aux données en ligne, toujours avec l'accord du patient. La pilule peut en outre collecter des données sur l'humeur et l'état de fatigue du patient, détaille Otsuka dans un communiqué.

Otsuka Pharmaceutical a développé en association avec Proteus Digital Health, une société de la Silicon Valley, spécialisée dans les solutions numériques. © Fournis par La Tribune Otsuka Pharmaceutical a développé en association avec Proteus Digital Health, une société de la Silicon Valley, spécialisée dans les solutions numériques.

"Ouvrir le dialogue" avec les patients

L'observance (bon suivi d'un traitement) est un enjeu important pour les patients atteints de maladies mentales. Un schizophrène sur deux répondant bien aux médicaments existants ne suit pas son traitement de manière satisfaisante, selon le National center for biotechnology information, un institut national américain pour l'information biologique moléculaire.

Néanmoins, la FDA rappelle que les études cliniques dédiées au développement de cette "pilule numérique" n'ont pas démontré une amélioration du suivi des traitements.  D'après Otsuka, cette innovation permet à travers les données recueillies "d'ouvrir le dialogue" entre les patients et les professionnels de santé

Un hôpital français teste une thérapie génique "révolutionnaire" contre le cancer .
Le service d'hématologie du Centre hospitalier Lyon-Sud a soigné quatre personnes atteintes d'un lymphome avec une thérapie de Novartis basée sur la modification du système immunitaire du patient in vitro, une méthode thérapeutique qui pourrait transformer le modèle de prise en charge du cancer du sang. L'hôpital collaborera une nouvelle fois avec le laboratoire suisse en 2018 pour un essai de phase III. C'est une méthode thérapeutique qui tient en haleine les acteurs en oncologie. Jugée révolutionnaire par certains, elle promet des taux de rémissions importants pour des patients en rechute et se trouvant sans alternative thérapeutique.

—   Partager dans le Soc. Réseaux
C'est intéressant!