The page you are looking for is temporarily unavailable.
Please try again later

Entreprise Finance verte : les banques réclament une carotte réglementaire

11:35  11 décembre  2017
11:35  11 décembre  2017 Source:   latribune.fr

Crédit Agricole prend de nouveaux engagements pour le climat

  Crédit Agricole prend de nouveaux engagements pour le climat La Banque verte, discret leader mondial des "green bonds", annonce accroître ses objectifs en la matière et exclure désormais de financer les projets les plus polluants en pétrole et gaz de schiste. Elle va aussi compenser son empreinte carbone directe jusqu'en 2040 via un fonds.A la veille de la Journée de la finance climat, le 11 décembre à Bercy, et du grand sommet One Planet organisé par Emmanuel Macron le 12, le monde de la finance va s'attacher à montrer son attachement à la protection de l'environnement. Le Crédit Agricole S.A.

72268- finance - verte - les - banques - reclament - une - carotte - reglementaire /. Royaume-Uni : Big-bang réglementaire pour les banques britanniques. Éditions La Découverte - www.editionsladecouverte.fr.

L'Unaf souhaite aussi « jouer sur la réputation des banques » en publiant nominativement les données de l'Observatoire de l'inclusion bancaire publié par le CCSF. Le livret de développement durable va être réformé pour être plus vert . Bercy alerte sur la hausse du crédit aux grandes entreprises.

Alors que les autorités de régulation envisagent des tests de résistance climatique pour les banques, le secteur plaide pour un « bonus prudentiel » qui bénéficierait aux établissements investissant le plus dans la transition écologique, le "green supporting factor".

LA TRIBUNE - Pourquoi demandez-vous un « traitement prudentiel adapté » en fonction des financements et investissements verts ?

MARIE-ANNE BARBAT-LAYANI - Notre proposition de Green Supporting Factor s'inscrit dans le cadre de la réflexion menée par les autorités de supervision afin d'intégrer le risque climatique dans l'évaluation de la résilience des banques. Le Conseil de stabilité financière (FSB en anglais), instance internationale qui coordonne les régulateurs financiers au sein du G20, a lancé des travaux en ce sens. En France, déjà, l'article 173 de la loi de Transition énergétique prévoit la mise en place de stress tests climatiques chez les banques et les établissements de crédit. La direction du Trésor travaille sur ces tests de résistance climatique.

Climat : les banques françaises en tête en Europe

  Climat : les banques françaises en tête en Europe BNP Paribas arrive en tête du classement de l’ONG ShareAction qui promeut l’investissement responsable, suivie d’UBS et HSBC. Deux autres françaises, Crédit Agricole et Société Générale, se hissent dans les premières banques européennes en matière de reporting et de gestion des risques climat. Cette distribution de bons points tombent à point nommé à la veille du Climate Finance Day organisé à Paris lundi prochain. Les banques françaises sont les bons élèves de la classe quand il s'agit d'engagements dans la lutte contre le changement climatique.

La Banque verte , discret leader mondial des "green bonds", annonce accroître ses objectifs en la matière et exclure désormais de financer les projets les plus polluants en pétrole et gaz de schiste.

Finance verte : les banques réclament une carotte réglementaire . Qui sera la place financière la plus verte ? La France pionnière et moteur de la finance verte .

Deux approches sont possibles : soit on pénalise les banques en leur imposant un coussin de fonds propres supplémentaire, c'est le Brown Penalising Factor (« facteur brun pénalisant »), soit on les incite à « décarboner » leur bilan. Soit les deux. Évidemment, à la Fédération bancaire française, nous privilégions l'approche incitative qui nous semble justifiée sur le plan prudentiel. Il ne s'agit pas de créer une niche prudentielle comme il existe des niches fiscales, mais d'encourager les banques à diminuer le risque climatique dans leur bilan. Il y a un précédent : nous avons conçu la proposition de Green Supporting Factor sur le modèle du SME Supporting Factor qui permet d'appliquer un facteur de 0,75 sur les exigences de fonds propres pour risque de crédit associé aux expositions sur les PME.

Qu'est-ce qu'un green bond ?

  Qu'est-ce qu'un green bond ? La finance "verte" et "durable" est au cœur du sommet One Planet organisé par Emmanuel Macron mardi prochain à Paris. Elle doit aider à accélérer la transition énergétique avec de nouveaux outils de financement tels que les "green bonds", un marché en plein essor. Petit lexique de l'investissement responsable.Green bonds : littéralement obligations vertes, parfois appelées obligations environnementales. Il s'agit d'un emprunt obligataire (non bancaire) émis sur les marchés financiers, par une entreprise ou une entité publique (collectivité, agence internationale, etc.) pour financer des projets contribuant à la transition écologique.

depuis 2012, avec Mitsubishi UFJ Financial et Mitsui Financial Group parmi les grands prêteurs aux projets solaires ou éoliens. Risque climat, finance verte : les banques centrales s’y mettent aussi !

Le Green Supporting Factor vise à © Fournis par La Tribune Le Green Supporting Factor vise à "encourager les banques à diminuer le risque climatique dans leur bilan" explique Marie-Anne Barbat-Layani, la directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), qui espère que la proposition sera reprise par la Commission européenne.

À qui avez-vous présenté votre proposition ?

Nous l'avons présentée à la Banque de France, à la Direction de la stabilité financière au Trésor et au ministère de la Transition écologique, où l'accueil a été plutôt favorable. À Bercy, ils hésitent. La Banque de France n'est pas très favorable : elle a peur de l'effet « niche prudentielle ».

Nous l'avons aussi présentée à la Commission européenne, au vice-président chargé des questions financières, Valdis Dombrovskis, qui prépare un plan d'action sur la finance durable pour le premier trimestre 2018. Nous essayons de le convaincre d'inclure le Green Supporting Factor dans son plan. Notre proposition a l'immense mérite d'être la seule sur la table. Le risque climatique dans le bilan d'une banque est beaucoup plus diffus que dans celui d'un assureur. C'est dans l'intérêt des autorités que les bilans des banques soient moins risqués.

La France pionnière et moteur de la finance verte

  La France pionnière et moteur de la finance verte Si l'État a joué un rôle d'impulsion, en tant que législateur et même émetteur de « green bonds », ce sont les acteurs privés, des banques aux grands groupes et aux agences de notation extra-financières, qui ont fait de Paris une des principales places financières vertes. L'écosystème s'organise pour conforter ce « leadership » face à la concurrence. « Il faut que la finance se mette au service de la transition écologique, qu'elle mette à disposition des produits nouveaux qui permettent de financer la transition écologique, les énergies renouvelables, les projets éoliens, le secteur photovoltaïque.

Les régulateurs ne penchent-ils pas plutôt pour un système de malus ?

Nous avons parlé de notre proposition au superviseur européen, l'Autorité bancaire européenne, qui n'est pas totalement enthousiaste. Le problème d'un malus est qu'il risque d'être moins ciblé, à moins d'établir une longue liste des financements verts éligibles, et d'être très transversal, en ajoutant par exemple un coussin de capital supplémentaire de 0,5 s'appliquant à tous, pour prendre en compte la baisse du PIB due aux effets du réchauffement climatique.

Les banques se présentent comme des championnes de la finance verte : pourquoi auraient-elles besoin de cette carotte réglementaire ?

Les banques n'ont naturellement pas attendu cette proposition pour s'engager dans les financements verts, dans l'arrangement de green bonds, dans les prêts aux particuliers pour l'achat de véhicule électrique et la rénovation thermique des logements, etc. Tous ces financements verts, mais aussi ceux aux PME, des infrastructures d'énergies renouvelables et les investissements en obligations vertes souveraines, seraient éligibles au Green Supporting Factor. Ce mécanisme permettrait d'orienter davantage les financements bancaires vers le vert, alors que les contraintes réglementaires en termes de fonds propres sont très lourdes, et que l'on se heurte à des réalités économiques et de rentabilité des capitaux.

"La France peut devenir leader en matière d'innovation environnementale" Marie-Vorgan Le Barzic, Numa

  Parmi les nombreux side events du One Planet Summit(*) qui se tient demain à Paris, la Station F accueille aujourd'hui Tech For Planet, dédié aux startups. Marie-Vorgan Le Barzic, à la tête du réseau mondial de l'innovation Numa, qui organise l'événement, explique à La Tribune son sens. LA TRIBUNE - Pourquoi dans le cadre du One Planet Summit(*) avez-vous voulu organiser un événement consacré aux startups, Tech for Planet ?MARIE-VORGAN LE BARZIC - A Numa, nous sommes convaincus depuis longtemps que, si le développement technologique ne peut pas être arrêté et est fondamentalement bon pour l'humanité, il ne peut pas être poursuivi au détrim

Cette idée de contrepartie réglementaire est française : qu'en pensent les autres banques européennes ?

C'est une proposition collégiale des services de la Fédération bancaire française, qui est née l'an dernier après la réflexion engagée au lendemain de la COP21. Les banques françaises ont phosphoré sur les moyens de stimuler la finance verte, dans laquelle elles ont un leadership. Le Green Supporting Factor n'a pas été repris tel quel par la Fédération bancaire européenne [EBF, présidée par Frédéric Oudéa, le patron de la Société Générale, ndlr], mais celle-ci a indiqué dans un compte rendu du 24 novembre qu'elle attendait avec impatience les conclusions du groupe d'experts de la Commission européenne en janvier, puis le plan d'action de l'UE qui devrait inclure « des incitations pour soutenir la finance verte ». Or, à ma connaissance, il n'existe pas d'autre proposition d'incitation. Nous avons bon espoir que la Commission reprenne la nôtre.

Frais bancaires : vous allez payer 194 euros en 2018 .
Sur fond de concurrence accrue, la hausse sera modérée l’an prochain : seulement +0,25% en moyenne selon une étude du comparateur Panorabanques. Il faut en revanche surveiller les frais de sortie, quand on veut transférer ses comptes d'épargne, qui flambent.La concurrence de nouveaux entrants comme les néobanques 100% et Orange Bank aurait-elle dissuadé les acteurs établis de saler davantage la facture ? C'est l'explication la plus probable, plus que les effets somme toute limités de la loi Macron sur la mobilité bancaire entrée en vigueur en février, de la hausse modérée des frais bancaires en 2018 : la facture annuelle moyenne devrait croître de 0,25% l'an prochain à 194,30 euros, après +1,7%

Source: http://fr.pressfrom.com/actualite/finance/entreprise/-72268-finance-verte-les-banques-reclament-une-carotte-reglementaire/

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

C'est intéressant!