France 13 novembre 2015 : pourquoi les militaires de « Sentinelle » ne sont pas intervenus au Bataclan

09:30  09 juin  2018
09:30  09 juin  2018 Source:   lemonde.fr

Comment les militaires de l’opération « Sentinelle » peuvent-ils répondre à une attaque armée ?

  Comment les militaires de l’opération « Sentinelle » peuvent-ils répondre à une attaque armée ? Des familles de victimes de la prise d’otages au Bataclan ont porté plainte contre X, considérant que les soldats de l’opération « Sentinelle » ne sont pas intervenus le soir du 13 novembre 2015. © Boris HORVAT / AFP Des militaires de l'opération Sentinelle; le 19 mai 2018 à Marseille. Des familles de victimes ont porté plainte contre X, vendredi 8 juin, pour « non-assistance à personne en péril ».

Le Bataclan à Paris, lors des attentats de Daesh du 13 novembre 2015 , ne sont pas intervenus . On sait que la force Sentinelle , qui avait six militaires en armes devant le Bataclan n ’ est pas « Ils ont estimé qu’ils ne devaient pas intervenir car leurs règles d’engagement ne prévoyaient pas qu’ils

Six militaires de la force Sentinelle française se trouvaient devant le Bataclan le soir des attentats de Paris, le 13 novembre 2015 , mais ils ne sont pas intervenus car leurs règles d’engagement ne le prévoyaient pas , a affirmé mardi matin le député cdH Georges Dallemagne sur Bel RTL

Les soldats arrivés sur les lieux n’ont pas reçu l’ordre d’intervenir. Des victimes et des familles de victimes ont porté plainte pour « non-assistance à personne en péril ».

Image prise dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015, à Paris, du périmètre de sécurité établi autour du Bataclan, théâtre d’une sanglante prise d’otages. © FRANÇOIS GUILLOT / AFP Image prise dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015, à Paris, du périmètre de sécurité établi autour du Bataclan, théâtre d’une sanglante prise d’otages.

Le soir des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, huit soldats de l’opération « Sentinelle » sont arrivés peu après 22 heures aux abords du Bataclan, où se déroulait la prise d’otages. Ils se sont positionnés près des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) du Val-de-Marne, arrivés les premiers mais sous-équipés, et qui se faisaient tirer dessus par les terroristes. Les militaires ne sont pas intervenus. Les policiers leur ont alors demandé de leur prêter leur fusil d’assaut Famas ; ce que les soldats ont refusé de faire, conformément au règlement militaire.

Attentat du Bataclan : des victimes et des familles portent plainte pour «non-assistance à personne à péril»

  Attentat du Bataclan : des victimes et des familles portent plainte pour «non-assistance à personne à péril» Pourquoi des militaires présents près du Bataclan le soir du 13 novembre n'ont-ils pas eu le droit d'intervenir ? Dénonçant l'absence de réponse «précise» depuis deux ans et demi, une trentaine familles de victimes ont décidé de déposer plainte à Paris. Une trentaine de victimes ou familles de victimes de l’attentat du Bataclan vont déposer plainte contre X vendredi à Paris pour «non-assistance à personne en péril» afin qu’une enquête soit menée sur l’absence d’intervention de militaires le soir du 13 novembre 2015, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

Dans ce cas, pourquoi ne sont -ils pas intervenus ? Six militaires de la force sentinelle française se trouvaient devant le Bataclan le soir des attentats de Paris, le 13 novembre 2015 , mais On sait que la force sentinelle , qui avait six militaires en armes devant le Bataclan n ’ est pas intervenue au

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a justifié ce mercredi 1er juin la non intervention de militaires à l'intérieur du Bataclan le 13 novembre en expliquant qu'ils n'avaient pas reçu d'ordre en ce sens du préfet de police. Opération Sentinelle : dans le quotidien des militaires .

L’attitude de ces soldats reste incompréhensible pour les victimes et les familles des victimes. Plusieurs d’entre elles ont déposé plainte « contre X pour non-assistance à personne en péril », ont annoncé leurs avocats, vendredi 8 juin. « Pourquoi a-t-on empêché huit militaires de l’opération “Sentinelle”, présents devant le Théâtre du Bataclan dès les premières secondes de l’assaut [l’attaque des terroristes a lieu à 21 h 45, la BAC arrive vers 22 heures, la BRI à 22 h 15], d’intervenir pour tenter de neutraliser les terroristes ? s’interrogent Mes Samia Maktouf, Océane Bimbeau et Jean Sannier dans un communiqué. Nous voulons la réponse des responsables, de ceux qui ont donné l’ordre aux soldats de “Sentinelle” de ne pas intervenir. »

Attentats du 13-Novembre : pourquoi l'attitude de la force Sentinelle au Bataclan est-elle remise en question

  Attentats du 13-Novembre : pourquoi l'attitude de la force Sentinelle au Bataclan est-elle remise en question La plainte déposée par des victimes de l'attentat dans la salle parisienne relance le débat autour de l'attitude des militaires présents aux alentours, le soir du 13 novembre 2015. Ils n'avaient pas fait usage de leur arme, conformément aux ordres. © Fournis par Francetv info Les réponses des militaires ne les ont pas satisfaits. Deux ans et demi après l'attaque terroriste contre le Bataclan, une plainte a été déposée par une trentaine de victimes "contre X pour non assistance à personne en péril", vendredi 8 juin.

Six militaires de la force Sentinelle française se trouvaient devant le Bataclan le soir des attentats de Paris, le 13 novembre 2015 , mais ils ne sont pas intervenus car leurs règles d’engagement ne le prévoyaient pas , a affirmé mardi matin le député cdH Georges Dallemagne sur Bel RTL

Le parlementaire déclare avoir appris auprès de ses homologues français que "la gendarmerie, présente sur place, et la force sentinelle , qui avait six militaires en armes devant le Bataclan ne sont pas intervenues au moment où le carnage se produisait au Bataclan

« Négatif, vous n’engagez pas les militaires »

Le fait que ces soldats ne soient pas intervenus a déjà fait l’objet de nombreux débats. Un rapport d’enquête parlementaire publié en juillet 2016 a permis d’avoir des éléments d’explication. Un brigadier-chef de la police appelé sur place ce soir-là a affirmé qu’il avait demandé l’autorisation d’engager ces hommes. Mais la préfecture de police, qui a autorité sur le dispositif « Sentinelle », lui a répondu : « Négatif, vous n’engagez pas les militaires, on n’est pas en zone de guerre. » Contactée, la préfecture de police « ne souhaite pas commenter, puisqu’une enquête est en cours ».

De son côté, le général Bruno Le Ray a affirmé à la commission d’enquête qu’il n’avait « jamais reçu de demande d’autorisation » de la préfecture de police pour entrer dans le Bataclan. Il a ajouté que si cela avait été le cas, « il l’aurait refusée, faute de plan d’action prédéfini », détaille le rapport.

Bataclan : dépôt d’une plainte contre X « pour non-assistance à personne en péril »

  Bataclan : dépôt d’une plainte contre X « pour non-assistance à personne en péril » Plus de deux ans après l’attentat, dix-sept victimes et ayants droit se sont regroupés en un collectif. Ils cherchent à comprendre pourquoi les soldats de l’opération Sentinelle, présents sur place, n’ont pas agi. © PHILIPPE LOPEZ / AFP Devant la salle du Bataclan, le 1er novembre 2016. Deux ans et demi après la tragédie, qui a fait 90 morts, des proches des victimes de l’attaque du Bataclan demandent des comptes à l’Etat.

Des familles de victimes de l'attentat du 13 novembre ont déposé un recours pour comprendre pourquoi des militaires de la force Sentinelle n 'ont pas ouvert le feu au moment de l'assaut du Bataclan .

Deux ans après les attentats du Bataclan , dix-sept victimes et proches de victimes demandent des comptes à l'Etat et soulèvent une interrogation de poids quant à l'activité des forces de l'ordre le soir du 13 novembre 2015 : pourquoi les soldats de l'opération Sentinelle , présents sur les lieux

Le porte-parole du gouverneur militaire de Paris, Guillaume Trohel, explique : « La situation était très confuse, ce soir-là. Avant de donner une mission à quelqu’un, il faut savoir ce qu’il se passe ! On ne peut pas envoyer une unité à l’aveugle. » Les militaires auraient-ils pu prendre l’initiative d’eux-mêmes ? « Ce n’est pas le sujet, dit-il. On peut le faire dans le cadre de la légitime défense, mais pas dans ce contexte, car il y avait déjà tout un dispositif de sécurité mis en place. »

Les militaires « ont rempli leur mission »

Devant les parlementaires, le général Le Ray avait aussi invoqué les règles d’engagement des militaires, qui veulent « que l’on n’entre pas dans une bouteille à l’encre sans savoir ce que l’on va faire et contre qui ». « Il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes. (…) Ils n’ont pas vocation à se jeter dans la gueule du loup », avait ajouté le général. Ces propos ont choqué les avocats des plaignants, pour qui il n’y a « aucune explication raisonnable et légitime à la passivité fautive des militaires ».

Rappeur Médine au Bataclan : la salle est "libre de sa programmation"

  Rappeur Médine au Bataclan : la salle est Après la polémique soulevée par les concerts à venir du rappeur Médine au Bataclan, l'association Life for Paris qui regroupe plus de 700 victimes a déclaré qu'elle n'était pas "un organe de censure".L'association de victimes des attentats du 13 novembre 2015, Life for Paris, a jugé lundi que le Bataclan était "complètement libre de sa programmation", alors que les concerts du rappeur Médine prévus dans la salle suscitent une controverse.

"Le temps n'atténue pas le questionnement qui taraude mes clients, à savoir pourquoi a-t-on empêché sur ordre huit militaires de l'opération Sentinelle , présents devant le Bataclan , d' intervenir pour tenter de neutraliser les terroristes", explique celle qui représente 35 familles.

Des familles demandent pourquoi les militaires ne sont pas intervenus au Bataclan . Six militaires de la force Sentinelle française se trouvaient devant le Bataclan le soir des attentats de Paris, le 13 novembre 2015 , mais ils ne sont pas intervenus car leurs règles d’engagement ne le

Les soldats positionnés aux côtés des policiers de la BAC « ont reçu l’ordre oral de neutraliser les terroristes s’ils sortaient du Bataclan. Mais faute de visuel au moment des échanges de tir, ils n’ont pas fait usage de leur arme », précise le rapport d’enquête parlementaire.

Le porte-parole du gouverneur militaire de Paris assure que les soldats postés aux abords du Bataclan « ont rempli leur mission », qui consistait à « protéger les policiers déjà engagés ». « On a de la compassion pour les familles, mais c’est facile de faire des scénarios a posteriori, avec des “et si”, dit-il. Intervenir dans une séquence de prise d’otages en lieu clos relève d’une unité spécialisée. Or l’unité “Sentinelle” présente ce soir-là n’était pas formée pour ça. » Les soldats déployés le soir des attaques « n’ont pas rien fait », ajoute-t-il, car « ils ont notamment protégé l’hôpital Necker, et facilité l’évacuation des victimes ».

Les juges d’instruction chargés du dossier doivent faire un point le 12 juillet sur les investigations menées sur les attentats du 13 novembre avec les rescapés et les familles des victimes.

Bataclan : le rappeur Médine répond à la polémique : "l'extrême-droite veut limiter notre liberté d'expression" .
Ce lundi 11 juin, des élus de droite et d'extrême droite sont montés au créneau pour s'opposer aux concerts de Médine au Bataclan. Le rappeur leur répond sans détour. L'annonce de la venue du rappeur Médine les 19 et 20 octobre prochains au Bataclan, salle parisienne où 90 personnes ont péri sous les balles lors d'une attaque terroriste le 13 novembre 2018 a suscité de vives réactions de la part de l'extrême-droite et de certains élus Les Républicains (LR). Ce lundi 11 juin, l'artiste a tenu à répondre à ses détracteurs sur sa page Facebook.

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