France La Chine demande l'aide de la France dans le règlement de la crise nord-coréenne

09:35  09 septembre  2017
09:35  09 septembre  2017 Source:   rfi.fr

Dieudonné annonce qu'il se rendra en Corée du Nord début septembre

  Dieudonné annonce qu'il se rendra en Corée du Nord début septembre Le polémiste Dieudonné, plusieurs fois condamné pour injure raciale et provocation à la haine, a annoncé sur sa chaîne YouTube qu'il allait se rendre en Corée du Nord le 9 septembre. Il s'agit "d'œuvrer pour la paix", a dit le polémiste, proche de l'essayiste d'extrême droite Alain Soral qui doit l'accompagner en Corée du Nord après s'y être déjà rendu à l'invitation des autorités nord-coréennes."Au moment où les États-Unis organisent des exercices militaires dans la péninsule coréenne, il faut je crois se mobiliser", a dit Dieudonné sans faire référence aux tirs de missiles nord-coréens unanimement condamnés par l'ONU.

« La Chine joue la carte de la division du camp transatlantique parce que ses positions sont très différentes de celles de Donald Trump et parce qu’ elle veut chercher à créer une sorte d’apaisement autour de la péninsule nord - coréenne ».

Les États-Unis ne sont pas intéressés par la résolution de la crise coréenne qu’ils utilisent pour faire pression sur la Chine , a déclaré à la Radio Sputnik, l’expert russe des questions de l’Asie-Pacifique Vladimir Terekhov.

Xi Jinping a appelé son homologue français Emmanuel Macron ce vendredi 8 septembre. Le président chinois demande à la France de contribuer à l'apaisement de la crise avec la Corée du Nord en privilégiant la relance du dialogue.

Le président chinois a appelé Emmanuel Macron ce vendredi pour lui demander d'apaiser la situation.© Denis Balibouse/Reuters Le président chinois a appelé Emmanuel Macron ce vendredi pour lui demander d'apaiser la situation.

« La Chine espère que la France jouera un rôle constructif pour apaiser la situation et relancer le dialogue » dans le dossier nord-coréen, a déclaré Xi Jinping, selon des propos rapportés par la chaîne publique CCTV. Le chef de l’État chinois a répété que son pays souhaitait « la dénucléarisation de la péninsule coréenne ».

Possible essai nucléaire nord-coréen, Kim Jong-un dit avoir inspecté une bombe H

  Possible essai nucléaire nord-coréen, Kim Jong-un dit avoir inspecté une bombe H Il s'agirait du sixième essai nucléaire nord-coréen. © Copyright 2017, L'Obs Kim Jong-un le 3 septembre 2017, sur une photo diffusée par l'agence de presse nord-coréenne. La Corée du Nord pourrait avoir réalisé dimanche un sixième essai nucléaire, a annoncé l'armée sud-coréenne. "Une secousse artificielle de magnitude 5,6 a été détectée près de Punggye-ri, en Corée du Nord, à 12h36, et nous l'analysons pour voir s'il s'agissait d'un essai nucléaire", peut-on lire dans un communiqué l'état-major interarmes sud-coréen.

Accusant la Russie de ne pas l ' aider à régler la crise nord - coréenne , Donald Trump a appelé Moscou à changer d'attitude. Vladimir Poutine, la veille, avait de son côté accusé la surenchère américaine sur ce dossier de renforcer la crise . Depuis son élection, le président des

Les présidents russe et chinois se sont rencontrés en marge du sommet des BRICS qui a lieu en Chine et ont évoqué la crise nord - coréenne . Soucieux de privilégier le dialogue, ils ont appelé toutes les parties à la retenue.

« La question coréenne ne peut être résolue que par des moyens pacifiques, par le dialogue et des consultations », a-t-il ajouté. Selon l'Élysée, les deux dirigeants « ont rappelé la condamnation par la communauté internationale des provocations nord-coréennes ».

Des provocations qui « appellent de nouvelles pressions de la communauté internationale dans le but de ramener Pyongyang à la négociation et éviter de dangereuses escalades », a déclaré Emmanuel Macron à son homologue chinois, selon l'Élysée.

La Chine et la France sont toutes deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, auquel les États-Unis ont soumis un nouveau projet de sanctions de la Corée du Nord, à la suite du puissant essai nucléaire mené dimanche par ce pays. Ce projet prévoit entre autres un embargo sur les ventes de pétrole au régime de Kim Jong-Un.

En réponse à Pyongyang, Séoul procède à des exercices de tirs de missiles

  En réponse à Pyongyang, Séoul procède à des exercices de tirs de missiles L'armée sud-coréenne a mené, dimanche soir, des manœuvres impliquant des missiles balistiques, en réponse à l'essai nucléaire nord-coréen. Parallèlement, Séoul réclame à l'ONU un durcissement des sanctions contre Pyongyang. La Corée du Sud a mené, dimanche 3 août, des manœuvres impliquant des missiles balistiques, en réponse à l'essai nucléaire effectué par la Corée du Nord, a rapporté l'agence officielle sud-coréenne Yonhap.

Ce projet prévoit que la Corée du Nord adopte un moratoire sur ses essais de missiles nucléaires en échange de la suspension des exercices militaires conjoints de Séoul et Washington sur la péninsule coréenne .

La Russie et la Chine veulent servir de médiateurs dans la crise nord - coréenne . Les deux pays membres permanents du Conseil de sécurité ont appelé ce mardi la Corée du Nord à instaurer un "moratoire" sur ses tests nucléaires et ses tirs de missiles balistiques tout en demandant aux

Ce projet est soutenu par la France et le Royaume-Uni. Les États-Unis souhaitent passer au vote dès lundi, mais la Russie comme la Chine insistent sur le dialogue avec le pouvoir nord-coréen et soulignent que de nouvelles sanctions ne suffiront pas à obtenir la fin du programme nucléaire de Pyongyang.

À la recherche d'un soutien influent

Pékin tente ainsi de trouver de nouveaux alliés dans son approche pour tenter de régler ce dossier et la France représente un « interlocuteur particulièrement intéressant pour la Chine », explique Mathieu Duchâtel, directeur adjoint du programme Asie à l'ECFR, le Conseil européen des relations internationales.

Car aujourd’hui elle a « un rôle de leader en Europe sur la question nord-coréenne », elle « domine le débat au sein de l’UE parce qu’elle a des positions claires, qui sont assez dures (…) et elle est active au sein de l’UE pour créer du consensus autour de ses positions strictes sur les sanctions ». Pour Pékin, obtenir un tel soutien permettrait de changer la donner au sein du Conseil de sécurité.

La Suisse veut jouer un rôle de médiateur dans la crise nord-coréenne

  La Suisse veut jouer un rôle de médiateur dans la crise nord-coréenne La présidente de la Confédération helvétique entend proposer ses "services" pour faire baisser la tension dans la région. © afp.com/PETER KLAUNZER Le président chinois Xi Jinping (g) et la présidente suisse Doris Leuthard, le 16 janvier 2017 à Berne. La Suisse est neutre et se sent donc en position privilégiée pour jouer un rôle de médiateur dans la crise nord-coréenne. C'est le message de la présidente de la Confédération helvétique Doris Leuthard. Elle a déclaré ce lundi, selon des propos rapportés par Reuters, que les Suisses étaient "prêts à proposer nos services [...] en tant que médiateur".

Le chef de la diplomatie russe a également annoncé la mise au point par Moscou et Pékin d'un plan commun de règlement de la crise . Celui-ci propose un gel des lancements de missiles et des tests nucléaires de la Corée du Nord

La Chine demande l ' aide de la France … Trump et les Sud-Coréens face à la … Crise nord - coréenne : vers une … Sanctions contre la Corée du Nord

« L’équilibre des forces serait un peu transformé sur la manière d’approcher la question nord-coréenne », analyse Mathieu Duchâtel. « La Chine joue la carte de la division du camp transatlantique parce que ses positions sont très différentes de celles de Donald Trump et parce qu’elle veut chercher à créer une sorte d’apaisement autour de la péninsule nord-coréenne ». Or l’Europe pourrait influencer la position américaine, estime le chercheur. Ce qui permettrait à Pékin « d’obtenir ce qu’elle souhaite en isolant les États-Unis ».

Corée du Nord : la bombe nucléaire de Pyongyang évaluée à 16 fois Hiroshima .
Au vu des conséquences sur le site de tir, des experts américains réévaluent nettement à la hausse la puissance du 6e essai nucléaire nord-coréen. © (AFP/STR) Image de propagande diffusée le 12 septembre 2017 par l'agence centrale de presse nord-coréenne KCNA montrant Kim Jong-Un avec des professeurs, à Pyongyang. Des experts américains ont réévalué 38 North de l’Université Johns Hopkins de Washington. «Little Boy», en 1945, aurait développé une puissance de 13 à 16 kilotonnes, selon estimations.

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