France Débat sur l'intervention française en Syrie : "Le président a franchi une ligne"

08:45  17 avril  2018
08:45  17 avril  2018 Source:   nouvelobs.com

Les tensions autour de la Syrie pèsent sur les actions

  Les tensions autour de la Syrie pèsent sur les actions par Patrick Vignal

Débat sur l ' intervention française en Syrie - www.franceinter.fr. Le Président de la République faisait allusion aux menaces d'attentats commandités par le groupe Etat islamique sur le territoire hexagonal.

«S'il y a une frappe des Américains, alors les missiles seront détruits et même les sources à partir desquelles les missiles ont été tirés», a-t-il ainsi déclaré à la chaîne al-Manar du Hezbollah. Les trois résolutions onusiennes sur la Syrie rejetées. Le chef du comité de défense de la Douma

Les députés ont débattu sans voter, comme la constitution l'autorise. © Copyright 2018, L'Obs Les députés ont débattu sans voter, comme la constitution l'autorise.

Lors d'un débat sans vote à l'Assemblée, les opposants ont dénoncé la décision d'Emmanuel Macron de frapper en Syrie.

Fallait-il frapper en Syrie ? Les preuves étaient-elles suffisantes ? Et fallait-il le faire sans l'aval, par nature impossible, du conseil de sécurité de l'ONU ? Après les frappes de l'armée française samedi à l'aube en Syrie, en représailles à une attaque chimique présumée du régime syrien le 7 avril à Douma, députés et sénateurs ont débattu ce lundi de l'intervention française, opération militaire que le président Emmanuel Macron a décidée seul puis qualifiée de "réussie". Un débat sans vote, comme la constitution l'autorise.

Syrie : Emmanuel Macron confirme une attaque chimique (Vidéo)

  Syrie : Emmanuel Macron confirme une attaque chimique (Vidéo) Ce jeudi 12 avril, Emmanuel Macron a accepté de répondre aux questions de Jean-Pierre Pernaut. Et rapidement, le président de la République a assuré que des armes chimiques ont bien été utilisées en Syrie par le régime de Bachar al-Assad. Une séquence à découvrir sur Non Stop Zapping.En 2013, la Syrie avait promis de détruire toutes ses armes chimiques. Mais il y a quelques jours, la ville rebelle de Douma aurait été touchée par une attaque chimique. Et alors que Bachar al-Assad a démenti cette information, Emmanuel Macron a affirmé le contraire lors de son entretien ce jeudi 12 avril avec Jean-Pierre Pernaut : "Des armes chimiques ont été utilisées (...) au moins du chlore (...) par Bachar Al-Assad.

La verite sur la Syrie : L'attaque chimique dans la Ghouta semble etre une FAKE NEWS ! Michel Onfray S'oppose à E. macron - 07/04 - Продолжительность: 15:09 Le Débat 40 964 просмотра.

A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle russe du 18 mars, RT France diffuse tous les soirs à 19h30 un débat sur le sujet. Pour ce

Introduisant la discussion, le Premier ministre Edouard Philippe a repris l'argumentaire utilisé dimanche soir par le président, lequel avait longuement justifié sa décision de frapper des sites de production d'armes chimiques du régime de Bachar al-Assad.

"Notre ennemi n'est pas la Syrie, notre ennemi, c'est Daech. [...] Mais notre politique restera vaine si une arme de terreur entretenait la barbarie et contredisait toutes les règles que se donnent les humains. Avec les armes chimiques, c'est la raison et la civilisation qui vacillent durablement", a affirmé Edouard Philippe.

"Effet de surprise"

"Cette intervention n'est pas le prélude à une guerre. Nous ne voulons pas renoncer à une solution politique", a-t-il ensuite assuré mais "aucune solution politique ne sera trouvée tant que l'utilisation de l'arme chimique sera impunie".

Frappes en Syrie : pourquoi punir Bachar el-Assad n'est pas une si mauvaise idée

  Frappes en Syrie : pourquoi punir Bachar el-Assad n'est pas une si mauvaise idée FIGAROVOX/TRIBUNE - Antoine Viktine considère que les attaques chimiques menées par le régime de Damas, si elles sont confirmées, constituent un défi adressé aux Occidentaux. À ce titre, elles appellent selon lui une réponse mesurée, dont l'objectif sera de rappeler à la Syrie les lignes rouges à ne pas franchir. © HO/AFP Bachar el-Assad en mars 2018. Antoine Vitkine est journaliste, auteur du documentaire «Bachar. Moi ou le chaos» diffusé sur France 3 en 2017.2018 n'est pas 2013.

Le président «constate» qu'une partie de la population française a «peur de l'islam», une religion dont les «règles sont très différentes [des autres religions présentes La violence des échanges verbaux dans la première heure du débat est largement commentée sur les réseaux sociaux.

Avec l’émission Le Débat sur l 'élection présidentielle russe de 2018, RT France vous invite à Pour l’édition du 16 mars, Magali Forestier reçoit Gilles Remy, directeur de CIFAL, société française de commerce Est invité également Frédéric Pichon, chercheur et auteur de Syrie , une guerre pour rien.

Dans une réponse à tous ceux qui, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, ont affirmé que la France n'avait "pas de preuves" sur l'origine de l'attaque chimique, le Premier ministre a répété que ce sont des renseignements des services français qui "démontrent la responsabilité des forces armées syriennes" dans cette opération.

Une position soutenue avec clarté par Richard Ferrand, le président du groupe LREM, par Marc Fesneau, le président du groupe Modem à l'Assemblée, et par Frank Riester, le président du groupe UDI-Agir. 

Une position en revanche fermement contestée par le chef de file des députés LR Christian Jacob. Ce dernier a d'abord admis que l'article 35 de la constitution permettait au président de décider seul d'une intervention sans en référer au Parlement. Mais il aussitôt ajouté que rien n'empêchait d'organiser un débat à l'Assemblée avant les frappes.

Le Canada approuve les frappes occidentales en Syrie

  Le Canada approuve les frappes occidentales en Syrie Le Canada approuve la décision des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France de mener des frappes contre l'arsenal chimique de la Syrie, a affirmé samedi le Premier ministre Justin Trudeau. Depuis Lima, où il assiste au sommet des Amériques, Justin Trudeau a soutenu "la décision des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France de prendre des mesures pour diminuer la capacité du régime (Ndlr: du président syrien Baschar al-Assad) de lancer des attaques par armes chimiques contre ses propres citoyens".

Une semaine après les frappes françaises sur le territoire syrien, des dizaines de personnes se sont rassemblées à Paris pour dénoncer «les prétextes mensongers» de cette intervention Intrrvention de Imad Hamrouni, commentateur politiques pour la presse arabe au rassemblement pour la Syrie .

Après les frappes de Washington, Paris et Londres contre la Syrie , le Parlement français débat le 16 avril à 17h de l ' intervention française , sans vote. Le gouvernement d'Emmanuel Macron, qui a salué une opération militaire «réussie»

"L'effet de surprise, dans une opération militaire, peut en effet avoir un intérêt", lui répondra plus tard Edouard Philippe. 

"Que dirons-nous quand d'autres interviendront ?"

Christian Jacob ne s'est pas limité à ce regret. Le patron des députés de droite a également salué la décision de Jacques Chirac en 2003 de ne pas suivre les Américains en Irak, pour déplorer celle d'Emmanuel Macron de s'affranchir cette fois de l'aval des Nations unies. 

"Un membre permanent du conseil de sécurité doit respecter le droit international. Que dirons nous quand d'autres interviendront sans mandat de l'ONU ?", a interrogé Jacob.

"En décidant seul, Emmanuel Macron a franchi une ligne et nous le regrettons." 

Valérie Rabault, la chef de file des députés socialistes, a, elle, pointé une contradiction dans les justifications macroniennes :

"Le président a souhaité faire respecter le droit international, mais il l'a fait hors du cadre légal international."

Puis l'élue socialiste a déploré que la France ait agi sans considérer l'Union européenne et a appelé le gouvernement à prendre "une initiative pour faire évoluer le droit de veto au conseil de sécurité de l'ONU". 

Donald Trump annonce des frappes en Syrie avec la France et le Royaume-Uni (vidéo)

  Donald Trump annonce des frappes en Syrie avec la France et le Royaume-Uni (vidéo) Cette nuit, les forces de la coalition ont bombardé des usines d'armes chimiques en Syrie. Donald Trump a confirmé dans la nuit un attaque conjointe avec la France et le Royaume-Uni face aux pratiques du régime de Bachar el-Assad. Une séquence à retrouver en vidéo sur Non Stop Zapping.Emmanuel Macron l'avait annoncé jeudi dernier dans le journal de Jean-Pierre Pernault : la France dispose de preuves affirmant que le régime de Bachar el-Assad a bien utilisé des armes chimiques contre la population. Le président de la République avait également confirmé que l'armée française interviendrait.

Elle a estimé mardi BFMTV que la décision d'une intervention française en Syrie était déjà "prise" et soupçonné le gouvernement d'"essayer de construire des Selon elle , les documents déclassifiés mis en ligne lundi par le gouvernement "interviennent pour faire basculer une opinion publique très

Pour la majorité, la « France agit pour une Syrie libre ». L ’ intervention du premier ministre a logiquement été défendue par Richard Ferrand, président du groupe La République en marche En décidant seul, le président seul a franchi une ligne , et nous le regrettons », a critiqué Christian Jacob.

De son côté, le chef de file des députés insoumis Jean-Luc Mélenchon a d'abord insisté sur le contexte géopolitique de l'intervention française :

"Nous sommes intervenus militairement dans le pire nid de frelons de la planète. D'autant plus agité que s'y trouvent 42% des réserves de gaz et 47% des réserves de pétrole de la planète, ce qui donne à beaucoup envie d'intervenir", a-t-il posé en préambule.

Puis il a critiqué le principe des frappes. "Nous sommes intervenus sans preuves. L'enquête de l'OIAC était en cours quand les bombardements ont eu lieu. [...] Nous avons agi sans mandat de l'ONU, c'est le coup le plus important porté à la diplomatie française."

Réponse du Premier ministre : "Ce que nous voulions faire, c'était bien frapper exclusivement des installations chimiques, et exclusivement des installations syriennes. C'est un message dont la motivation n'est pas la conquête territoriale, pas un intérêt économique."

"C'est simplement, mais clairement, de dire que l'usage de l'arme chimique n'est pas envisageable de façon répétée par un État ou par des autorités. C'est un message qui me semble correspondre à la vocation universelle que vous défendez parfois, monsieur Mélenchon." 

R.D. 

Un député belge s'en prend violemment à Emmanuel Macron au Parlement (vidéo) .
Mardi 17 avril, Emmanuel Macron était au Parlement européen pour s'exprimer devant les députés. Un élu écologiste belge s'en est violemment pris au président de la République, notamment sur la gestion de la ZAD de NDDL et la "corde" que tirent les riches. Une séquence à retrouver en vidéo sur Non Stop Zapping.Décidément, la semaine du président de la République est chargée. Après l'intervention des forces françaises en Syrie ce weekend, son interview/combat avec Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin dimanche, Emmanuel Macron s'exprimait devant le Parlement européen ce mardi. Il a notamment été l'auteur d'une envolée lyrique en défendant l'intervention en Syrie sur des usines d'armes chimiques.

Source: http://fr.pressfrom.com/actualite/france/-92878-debat-sur-lintervention-francaise-en-syrie-le-president-a-franchi-une-ligne/

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