Monde Cameroun : accusé de lien avec Boko Haram, un journaliste de RFI risque la peine de mort

09:10  20 avril  2017
09:10  20 avril  2017 Source:   francetvinfo.fr

La Chine pointée du doigt par Amnesty international dans son rapport sur la peine de mort

  La Chine pointée du doigt par Amnesty international dans son rapport sur la peine de mort L'ONG Amnesty international publie ce mardi son rapport mondial sur la peine de mort dans lequel elle épingle plus particulièrement la Chine, qui refuse toujours de dévoiler le nombre d'exécutions chaque année.

M. Abba, qui a toujours clamé son innocence, risque la peine de mort , peine prévue par une loi controversée de lutte contre le terrorisme en vigueur depuis fin 2014. L’armée camerounaise neutralise 45 membres de Boko Haram . Cameroun : 438 têtes de bétail emportés par Boko Haram .

Il lui est reproché de ne pas avoir partagé avec les autorités des informations qu’il a collectées sur certains membres du groupe islamiste nigérian Boko Haram , qui mène des attaques dans le nord du Cameroun . Le journaliste , qui risque la peine capitale, a plaidé « non coupable ».

  Cameroun : accusé de lien avec Boko Haram, un journaliste de RFI risque la peine de mort © Fournis par Francetv info

Les autorités camerounaises soupçonnent Ahmed Abba de connivence avec les jihadistes de l'organisation Boko Haram. Le procureur a requis la peine de mort. Le verdict est attendu ce jeudi.

Au Cameroun, le journaliste de RFI, Ahmed Abba, risque de la peine de mort. Le verdict de son procès est attendu jeudi 20 avril au tribunal militaire de Yaoundé. Emprisonné depuis juillet 2015, les autorités camerounaises l’accusent de connivence avec les jihadistes de Boko Haram.

Ahmed Abba travaillait pour Radio France internationale (RFI) à Maroua, à l'extrême-nord du pays, à la frontière avec le Nigeria et le Tchad. Cette zone très sensible a subi de nombreuses attaques de Boko Haram. Le journaliste, qui parlait régulièrement de l'organisation jihadiste dans ses reportages pour la radio, était installé à Maroua depuis un an quand il a été arrêté.

Après Mediapart et "Le Canard enchaîné", le "Journal du dimanche" également visé par des menaces de mort

  Après Mediapart et Le rédacteur en chef Laurent Valdiguié a porté plainte après avoir reçu une lettre et une balle de fusil. © Fournis par Francetv info A l'instar de Mediapart et du Canard enchaîné, le Journal du dimanche a aussi été la cible de menaces de mort, rapporte Le Monde mardi 11 avril. Laurent Valdiguié , le rédacteur en chef de l'hebdomadaire, a posté une photo sur Twitter montrant une lettre signée d'un mystérieux "Collectif d'épuration 2J". En tête du courrier, un dessin de cercueil porte les initiales du journaliste.Sympathique retour de vacances. Au courrier, une balle et des menaces.

Abidjan,- Le procès du correspondant de Radio France internationale ( RFI ) en langue haoussa à Maroua, Ahmed Abba, détenu depuis un an au Cameroun et accusé d 'intelligence avec le groupe djihadiste nigérian Boko Haram , a été renvoyé mercredi au 7 septembre.

Il lui est reproché de ne pas avoir partagé avec les autorités des informations qu’il a collectées sur certains membres du groupe islamiste nigérian Boko Haram , qui mène des attaques dans le nord du Cameroun . Le journaliste , qui risque la peine capitale, a plaidé « non coupable ».

Ahmed Abba a été placé en détention pour complicité de terrorisme et maintenu au secret pendant plusieurs mois, "torturé" selon son avocat, qui dénonce "la vacuité du dossier". D'ailleurs, les chefs d'accusation ont été changés en cours d'instruction. Aujourd'hui, Ahmed Abba est soupçonné d'apologie du terrorisme et de non dénonciation.

Selon RFI, le journaliste n'a fait que son travail. "Les faits ont été requalifiés, le procureur n'a apporté aucune preuve à aucun moment de la culpabilité d'Ahmed Abba", dénonce Anne Cantener, journaliste au service Afrique et secrétaire générale de la Société des journalistes (SDJ) de RFI. Pour "étayer le dossier" et "soutenir la défense", RFI a montré tout ce que le journaliste a produit pour l'antenne, explique-t-elle.

"Il n'y a aucune trace d'éventuelle complicité avec Boko Haram. Malgré cela, le procureur requiert la peine de mort. Cela n'a aucun sens." - Anne Cantener, secrétaire générale de la Société des journalistes de RFI à franceinfo

Avec cette affaire, selon la SDJ, le gouvernement essaye de faire pression pour faire taire les journalistes qui couvrent cette région sensible. Ahmed Abba plaide non coupable. Son avocat réclame son acquittement.

Comment Léa Salamé a-t-elle vécu la remarque de François Fillon sur sa grossesse? .
« Vous avez été absente quelque temps »Avant le premier tour de la présidentielle, sur le plateau de 15 minutes pour convaincre, sur France 2, François Fillon avait eu une remarque désobligeante sur la grossesse de Léa Salamé. Alors que la journaliste l’interrogeait sur son projet pour la Sécurité sociale, le candidat malheureux avait répondu : « Je comprends que vous posiez la question, puisque vous avez été absente quelque temps (…), mais j’ai déjà répondu vingt fois. » Une référence maladroite et sexiste au congé maternité – par ailleurs très court – de la journaliste, qui a accouché le 12 mars dernier de son premier enfant, Gabriel.

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

C'est intéressant!