Monde Au Kenya, l'opposition défaite conteste les résultats de la présidentielle

20:45  09 août  2017
20:45  09 août  2017 Source:   Le Figaro

Présidentielle au Kenya : le sortant Kenyatta proclamé vainqueur face à Odinga

  Présidentielle au Kenya : le sortant Kenyatta proclamé vainqueur face à Odinga Uhuru Kenyatta a été proclamé vendredi vainqueur de l'élection présidentielle organisée mardi au Kenya. Le président sortant a obtenu 54,27 % des voix contre 44,74 % pour son rival Odinga, d'après la commission électorale kényane. La commission électorale a proclamé vendredi 11 août le président sortant, Uhuru Kenyatta, vainqueur de l'élection présidentielle organisée mardi au Kenya. Il a obtenu, d'après les résultats définitfs, 54,27 % des suffrages exprimés, contre 44,74 % pour le chef de l'opposition, Raila Odinga."Nous sommes amis, pas ennemis", a t-il tweeté à l’adresse de ses opposants, affirmant tendre la main à ses anciens adversaires.

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figarofr: Le leader de l'opposition, Raila Odinga, et le président sortant Uhuru Kenyatta. © Thomas Mukoya/REUTERS Le leader de l'opposition, Raila Odinga, et le président sortant Uhuru Kenyatta.

Les résultats partiels publiés mercredi par la Commission électorale donnent le président sortant Uhuru Kenyatta largement en tête. Le candidat de l'opposition, Raila Odinga, crie à la fraude et affirme que le système informatique de vote a été piraté.

À peine les premiers chiffres de la présidentielle connus, l'opposition kényane a contesté. Selon Raila Odinga, le challenger, les résultats partiels donnant une large avance au président sortant Uhuru Kenyatta seraient une «imposture». «L'élection kényane de 2017 est une fraude et cette fraude a affecté la crédibilité de cette élection. Ces résultats sont faux», a précisé, mercredi matin, Raila Odinga.

Présidentielle au Kenya: Odinga saisit la justice

  Présidentielle au Kenya: Odinga saisit la justice L'opposant Raila Odinga, qui conteste la victoire du président sortant, Uhuru Kenyatta, à la présidentielle du 8 août, a annoncé qu'il allait saisir la Cour suprême. Cette décision, attendue depuis des jours, écarte un peu plus le risque de violences. © SIMON MAINA/AFP Le leader de l'opposition, Raila Odinga, le 16 août 2017 à Nairobi. Après des jours à laisser planer le doute, Raila Odinga a enfin tranché. Mercredi, l'opposant kényan a annoncé son intention de saisir la Cour suprême pour contester l'issue de l'élection présidentielle.

Communiqué supprimé de l 'Espace Datapresse.

Il affirme que «des pirates informatiques ont réussi à prendre le contrôle du système électronique de collecte des résultats» de la commission électorale (IEBC), l'organisme qui gère le scrutin. Les hackers auraient utilisé, d'après lui, des codes d'accès volés à Chris Msando, le responsable informatique de l'IEBD, retrouvé torturé et assassiné une semaine avant le vote. Il a dénoncé une «tentative osée d'enlever aux Kényans leur pouvoir et de choisir leurs dirigeants», une tricherie «d'une monumentale gravité». L'opposition a mis en avant ses propres chiffres, qui font de Raila Odinga le vainqueur.

La Kenya Human Rights Commission, une ONG considérée comme sérieuse, a, elle aussi, fait part de ses doutes concernant les données publiées, soulignant des différences entre les pourcentages affichés et ceux qu'elle a pu collecter.

Au Kenya, vent de violence après la réélection de Kenyatta

  Au Kenya, vent de violence après la réélection de Kenyatta Au Kenya, vent de violence après la réélection de Kenyatta © Fournis par www.challenges.fr La police kenyane a bien du mal à maîtriser la situation, alors que l'opposition conteste les résultats de la présidentielle. Des incidents ont éclaté depuis la proclamation de la réélection de Kenyatta, vendredi soir dernier.Des violences postélectorales ont fait au moins onze morts au Kenya après la proclamation de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, confirmée samedi matin par un groupe d'observateurs indépendants.

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Le président de IEBD a refusé de commenter les accusations de piratage, se contentant de dire qu'il lancerait des vérifications. Un peu auparavant, un haut responsable de l'organisme avait néanmoins réfuté une éventuelle intrusion dans les systèmes.

Le souvenir des violences de 2007

La réaction du vieil opposant n'est pas une surprise, d'autant que les résultats, certes encore partiels mais portant sur 90% des voix (54,41% pour Kenyatta contre 44,72% pour M. Odinga), dessinent une victoire quasi certaine pour son adversaire. La campagne électorale a été acrimonieuse, lourde de peurs et de menaces d'affrontements, pour un scrutin que l'on annonçait très serré. Raila Odinga a néanmoins appelé ses partisans à «rester calme», tout en ajoutant étrangement: «Je ne contrôle pas le peuple».

Les chancelleries, tout comme les observateurs, ont lancé des appels à l'apaisement. En 2007, une présidentielle contestée, où déjà Raila Odinga avait été déclaré battu, avait dégénéré en rixes ethniques faisant plus de 1100 morts et 600.000 déplacés. En 2013, Raila Odinga, toujours candidat, avait une nouvelle fois dénoncé des manipulations après sa défaite et la victoire dès le premier tour de Uhuru Kenyatta. Il avait saisi la Cour suprême, qui avait validé les résultats.

Dans l'attente du résultat final, le pays a plongé dans l'anxiété. Dans la matinée, les rues de Nairobi étaient anormalement silencieuses. En fin d'après-midi des incidents étaient signalés dans les bidonvilles de Kibera et Mathare, des bastions de l'opposition, entre des manifestants et les forces de l'ordre. Deux personnes ont été tuées selon la police. Des violences ont aussi secoué la ville de Kisumu, à l'ouest, elle aussi place forte de l'opposition.

Élections au Kenya : la peur silencieuse des habitants de Kibera, l'épicentre des violences post-électorales de 2007 .
Au Kenya, des élections générales se tiennent mardi, 10 ans après les violences post-électorales de 2007 qui avaient fait 1 200 morts. Le bidonville de Kibera, à Nairobi, avait été l’épicentre des violences. © Fournis par Francetv info Dix ans après les pires violences électorales de l'histoire du Kenya, près de 20 millions de Kényans sont appelés aux urnes mardi 8 août pour les élections générales. Ils doivent élire leurs président, gouverneurs, députés, sénateurs, élus locaux et représentantes des femmes à l'assemblée.

Source: http://fr.pressfrom.com/actualite/monde/-55478-au-kenya-lopposition-defaite-conteste-les-resultats-de-la-presidentielle/

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