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Monde Espion empoisonné : la Russie ne réagit pas à l'ultimatum de Theresa May

09:45  14 mars  2018
09:45  14 mars  2018 Source:   liberation.fr

Mondial, on a craint pour la participation de l'Angleterre

  Mondial, on a craint pour la participation de l'Angleterre Une affaire d'espionnage et d'empoisonnement a un temps remis en question la présence des Three Lions à la Coupe du monde en Russie. Un ex-agent double russe ayant peut-être été empoisonné en Angleterre, le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, a évoqué la Coupe du monde en Russie (du 14 juin au 15 juillet prochains). Et jugé "difficilement imaginable" une participation anglaise normale, si la responsabilité de Moscou est établie.

Sans surprise, la Russie n ’a pas obéi aux injonctions du gouvernement britannique et a refusé d’expliquer comment un ancien agent double russe et sa fille, Sergueï et Yulia Skripal, ont pu être contaminés Espion russe empoisonné : Theresa May encouragée par un fort soutien international.

Espion empoisonné : la Russie ne réagit pas à l ' ultimatum de Theresa May . La Première ministre britannique devrait annoncer, mercredi, une première série de mesures de rétorsion contre la Russie qu'elle juge «très probablement responsable» de l'attaque à l 'agent innervant.

La Première ministre britannique Theresa May devant le parlement à Londres, le 12 mars 2018 © HO La Première ministre britannique Theresa May devant le parlement à Londres, le 12 mars 2018

La Première ministre britannique devrait annoncer mercredi une première série de mesures de rétorsion contre la Russie qu'elle juge «très probablement responsable» de l'attaque à l'agent innervant.

L’heure de l’ultimatum a sonné, mardi à minuit. Elle est passée et rien n’a bougé. Sans surprise, la Russie n’a pas obéi aux injonctions du gouvernement britannique et a refusé d’expliquer comment un ancien agent double russe et sa fille, Sergei et Yulia Sprikal, ont pu être contaminés le 4 mars dans la petite ville de la province anglaise de Salisbury par un agent innervant terriblement dangereux, le Novichok, fabriqué en Russie. Sergei et Yulia Skripal sont depuis hospitalisés dans un état «grave mais stable». Un policier reste hospitalisé et 35 personnes ont été examinées par mesure de précaution.

Après l'empoisonnement d'un ancien agent double russe, le ton monte entre Moscou et Londres

  Après l'empoisonnement d'un ancien agent double russe, le ton monte entre Moscou et Londres Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a qualifié, vendredi, de "propagande" les allégations sur l'éventuelle implication de Moscou dans l'empoisonnement d'un ancien agent double russe et de sa fille au Royaume-Uni. © Fournis par Francetv info Une affaire toxique pour les relations entre la Russie et le Royaume-Uni. L'ancien espion russe Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Youlia, 33 ans, ont été retrouvés inconscients, dimanche 4 mars, sur un banc de Salisbury, petite ville du sud de l'Angleterre.

Theresa May accuse directement la Russie d'être responsable de l'empoisonnement de son ex- espion au Novichok. Des accusations mensongères pour Moscou qui y voit une tentative de déstabilisation de son pouvoir à la veille des élections présidentielles russes.

L’heure de l ’ ultimatum a sonné, mardi à minuit. Elle est passée et rien n’a bougé. Mais "le risque immédiat pour le public reste faible et n'a pas changé", a. Ex- espion empoisonné : Theresa May sur le point de - lematin.ch - www.lematin.ch.

A Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov avait, dans la journée de mardi, catégoriquement refusé de collaborer à l’enquête, à moins que le Royaume-Uni ne lui transmette un échantillon de l’agent innervant pour «que nos experts l’analysent».

Mercredi matin, la Première ministre britannique Theresa May réunira donc une nouvelle fois son Conseil national de sécurité, qui rassemble ses principaux ministres et responsables des renseignements intérieurs et extérieurs. Puis, face à l’absence de réponse de la Russie, qu’elle a jugé «très probablement responsable» de la tentative d’empoisonnement, elle devra prendre une décision. Comment réagir ? Comment répondre à ce qui est, a souligné le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson, «le premier usage d’un agent innervant sur le sol européen depuis la deuxième guerre mondiale» ?

Ex-espion empoisonné : May désigne Moscou, Washington la soutient

  Ex-espion empoisonné : May désigne Moscou, Washington la soutient Moscou a dénoncé une "provocation", mais Washington soutient son allié britannique. © Copyright 2018, L'Obs Theresa May au parlement le 12 mars 2018. Washington a apporté son soutien à Londres qui a estimé "très probable" la responsabilité de la Russie dans l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni.La ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd, doit présider ce mardi à 10h30 (11h30 en France) une nouvelle réunion interministérielle de crise Cobra pour faire le point sur l'enquête.

Theresa May accuse directement la Russie d'être responsable de l'empoisonnement de son ex- espion au Novichok. Des accusations mensongères pour Moscou qui y voit une tentative de déstabilisation de son pouvoir à la veille des élections présidentielles russes.

Espion empoisonné : la Russie ne réagit pas à l ' ultimatum de Theresa May . Theresa May a annoncé une série de sanctions contre la Russie à la suite de l'empoisonnement d'un ex- espion russe sur le sol britannique, que Londres attribue à Moscou.

D’autant que ça commence à faire beaucoup. Ces derniers temps, les Russes tombent comme des mouches au Royaume-Uni. Lundi soir, Nikolaï Glushkov, 68 ans, a été retrouvé sans vie à son domicile dans le quartier de New Malden, dans le sud-ouest de Londres. La police anti-terroriste a ouvert une enquête sur les «circonstances inexpliquées» de la mort de cet homme, «par mesure de précaution en raison des associations que cet homme semblait avoir». Nikolaï Glushkov qui fut, dans les années 1990, directeur de la compagnie aérienne russe Aeroflot, était aussi un proche de l’oligarque Boris Berezovsky. Ce dernier, ennemi juré du président russe Vladimir Poutine, est mort dans des circonstances troubles en 2013, toujours au Royaume-Uni. Il avait été retrouvé pendu dans une salle de bain. Sa mort n’avait pas été qualifiée de suicide mais, encore une fois, jugée «inexpliquée». Nikolaï Glushkov, qui avait fait cinq ans de prison en Russie pour blanchiment d’argent, était persuadé que Berezovsky avait été assassiné. En 2013, il avait affirmé au Guardian être «sûr que Boris a été tué. J’ai des informations différentes de ce qui est publié dans les médias».

Le boycott diplomatique du Royaume-Uni "sans impact" sur le Mondial-2018, selont les organisateurs

  Le boycott diplomatique du Royaume-Uni La décision de Londres de ne pas envoyer de ministre ou de membre de la famille royale à la Coupe du monde de football, qui se tiendra en Russie du 14 juin au 15 juillet, n'aura pas d'impact sur la compétition, a assuré mercredi Moscou. "Le choix revient à chaque supporter de venir à la Coupe du monde ou de ne pas venir. Cela n'aura pas d'impact sur la qualité du tournoi. Nous avons toujours l'intention de l'organiser au plus haut niveau", a déclaré à l'agence de presse RIA Novosti Alexeï Sorokine, à la tête du Comité d'organisation du Mondial-2018.

Espion empoisonné : la Russie ne réagit pas à l ' ultimatum de Theresa May . La Première ministre britannique devrait annoncer, mercredi, une première série de mesures de rétorsion contre la Russie qu'elle juge «très probablement responsable» de l'attaque à l 'agent innervant.

Ancien espion russe empoisonné : le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence à 20 heures. «Nous ne faisons pas de politique-fiction sur des sujets aussi graves», a précisé Benjamin Griveaux. Lire aussi : La Russie dénonce le «numéro de cirque» de Theresa May sur

Nikolaï Glushkov, qui était semble-t-il de santé fragile – il venait de subir une opération – est peut-être mort de causes naturelles mais la coïncidence, une semaine après la tentative d’assassinat contre Sergeï et Yulia Skripal, est suffisamment troublante pour être soulignée.

Boycott du mondial?

Dans un premier temps, Theresa May pourrait annoncer une série de sanctions sur le plan domestique : expulsion de plusieurs des cinquante-huit diplomates russes présents à Londres, gel d’avoirs russes et interdiction de voyager pour certains individus. La Première ministre a également évoqué une cyber-attaque ou la remise en cause de la licence d’exploitation au Royaume-Uni de certains médias russes, comme la chaîne de télévision Russia Today. Le boycott de la coupe du monde de football prévue cet été en Russie a même été évoqué.

Seulement voilà, rien ne laisse supposer que la Russie sera le moins du monde impressionnée par ces représailles. Toute la journée de mardi, l’ambassade russe à Londres a tweeté une série de menaces plus ou moins déguisées et parfois teintées d’une franche ironie. «L’ambassade a officiellement demandé des explications au Foreign Office sur les menaces de cyber-attaques entendues au Parlement et dans les médias. La Russie prend très au sérieux les attaques contre la cyber-sécurité», a-t-elle ainsi posté sur son fil, avant de prévenir que «ceux qui appellent à l’expulsion de diplomates russes se moquent de Global Britain et de ses diplomates à Moscou». Certains tweets étaient nettement plus menaçants comme celui prévenant que «toute menace de mesures "punitives" contre la Russie recevra une réponse. La partie britannique devrait être consciente de cela».

Pour avoir un impact quelconque sur la Russie, le Royaume-Uni, embarqué dans son rêve d’indépendance post-Brexit, a paradoxalement plus que jamais besoin d’alliés. La journée de mardi a été consacrée à un ballet de coups de téléphone pour rallier un maximum de soutien. Le président français Emmanuel Macron a été le premier à assurer Theresa May de la «solidarité absolue» de la France, suivi par la chancelière allemande Angela Merkel. Même le président américain Donald Trump, initialement plutôt tiède dans ses manifestations de soutien, a assuré que «les Etats-Unis sont à fond derrière le Royaume-Uni». Mais ces déclarations de solidarité seront-elles suivies d’actions concrètes ? Pourraient-elles préfigurer la «réponse globale» souhaitée par le Foreign Office ? Londres doit s’exprimer ce mercredi devant le Conseil de l’Atlantique nord, le principal organe de décision politique à l’OTAN.

Trump félicite Poutine et va le rencontrer : une bonne nouvelle? .
LE GRAND ANGLE DIPLO - Donald Trump a congratulé Vladimir Poutine mardi pour sa victoire dans les urnes et les deux hommes ont convenu de se rencontrer bientôt. Est-ce pour parler des sujets qui fâchent? Au micro d’Europe 1, la chronique du rédacteur-en-chef international du JDD, François Clemenceau. Autant le rappeler tout de suite, et bien que cela puisse paraître paradoxal : la relation entre la Russie et les Etats-Unis est exécrable.

Source: http://fr.pressfrom.com/actualite/monde/-81648-espion-empoisonne-la-russie-ne-reagit-pas-a-lultimatum-de-theresa-may/

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