Sport A la frontière entre Gaza et Israël, des Palestiniens "résistent" avec le parkour

11:41  11 avril  2018
11:41  11 avril  2018 Source:   AFP

À Gaza, les Palestiniens préparent une nouvelle mobilisation pour le "droit au retour"

  À Gaza, les Palestiniens préparent une nouvelle mobilisation pour le Les habitants de la bande de Gaza manifestent de nouveau, vendredi, pour le droit au retour. Derrière ce mouvement, le Hamas sait qu'il vit un tournant stratégique. © Fournis par Francetv info Une nouvelle manifestation à haut risque doit se tenir, vendredi 6 avril, à la frontière israélienne, dans la bande de Gaza. Les habitants de l'enclave palestinienne se mobilisent de nouveau, à l'appel du Hamas et des autres groupes politiques gazaouis, pour réclamer l'application du "droit au retour".

Les manifestations à la frontière entre Gaza et Israël ont diminué d'intensité après avoir connu vendredi la journée la plus sanglante depuis la guerre de 2014, mais Palestiniens et Israéliens se préparent lundi à de nouvelles protestations au cours des prochains jours.

Les affrontements entre les manifestants palestiniens et les soldats israéliens ont repris samedi après-midi à la frontière entre Israël et la bande de Gaza Le porte-parole du ministère gazaouï de la Santé, Ashraf al-Qedra, a affirmé que 35 jeunes palestiniens ont été blessés par des tirs de soldats

Des jeunes Palestiniens effectuent des figures de parkour, près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, le 10 avril 2018 © Fournis par AFP Des jeunes Palestiniens effectuent des figures de parkour, près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, le 10 avril 2018

Des jeunes Palestiniens adeptes du parkour ont exceptionnellement effectué leurs acrobaties à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, théâtre d'importantes manifestations et d'affrontements meurtriers depuis fin mars.

Ils ont sanctuarisé à leur façon, c'est à dire avec des sauts en avant, des pirouettes arrière, des acrobaties demandant un parfait équilibre, le site du camp dressé pour accueillir les manifestations de "la marche du retour".

L'armée israélienne critiquée après la mort d’un photoreporter palestinien

  L'armée israélienne critiquée après la mort d’un photoreporter palestinien Le reporter palestinien Yasser Mourtaja est décédé samedi après avoir été touché par un tir de sniper israélien lors de "la marche du retour". Tsahal a tué 30 Palestiniens en 10 jours, s'attirant des critiques de la communauté internationale. Le dernier post de Yasser Mourtaja sur Facebook est une photo aérienne du port de Gaza prise avec son drone. "Mon nom est Yasser Mourtaja. J’ai trente ans. Je vis à Gaza. Je n’ai jamais voyagé de ma vie", Le dernier post de Yasser Mourtaja sur Facebook est une photo aérienne du port de Gaza prise avec son drone. "Mon nom est Yasser Mourtaja. J’ai trente ans. Je vis à Gaza. Je n’ai jamais voyagé de ma vie", écrit-il en guise de légende.

Cinq Palestiniens ont été tués et plus de 400 blessés par des soldats israéliens lors de protestations vendredi près de la frontière entre Gaza et Israël , une semaine après une journée particulièrement meurtrière lors de manifestations similaires.

Seize Palestiniens ont été tués et des centaines d'autres blessés vendredi par l'armée israélienne lors d'une grande manifestation le long de la frontière avec la bande de Gaza , rapportent les services médicaux de l'enclave palestinienne .

Cette protestation, qui doit se clore le 15 mai, jour de la commémoration de la "Nakba" (la "catastrophe" en arabe) qu'a représenté pour les Palestiniens la proclamation de l'Etat d'Israël en 1948, vise à réclamer le retour des réfugiés palestiniens chassés ou ayant fui leurs terres à la création de l'Etat d'hébreu.

Elle a été émaillée depuis le 30 mars d'affrontements meurtriers ayant coûté la vie à 31 Palestiniens, selon le ministère de la Santé de Gaza. Il n'y a eu aucune victime côté israélien.

Israël a fait face à de vives critiques des organisations de défense des droits de l'Homme, y compris israéliennes, pour son utilisation de balles réelles contre des manifestants qui ne représentaient pas de menaces immédiates pour ses soldats.

À Gaza, la contestation s'enracine devant la frontière

  À Gaza, la contestation s'enracine devant la frontière REPORTAGE - Un Palestinien a été tué et cent-vingt autres ont été blessés par balle à l'occasion de la troisième journée de la «marche du retour». © Khalil Hamra/AP A Gaza, au milieu de pneus enflammés, des Palestiniens tentent de retirer le fil barbelé placé par les forces israéliennes pour les éloigner de la clôture de sécurité. Envoyé spécial à GazaUne clameur joyeuse traverse soudain la foule. Aux avant-postes, un groupe d'hommes vient d'arracher les rouleaux de barbelés censés les tenir à distance de la clôture.

Des milliers de Palestiniens ont commencé, vendredi, à se diriger vers la barrière de séparation entre la Bande de Gaza et Israël , en réponse à l ’appel des factions palestiniennes à rejoindre la Marche du Grand retour, qui coïncide avec le 42 ème anniversaire de la Journée de la terre

Douze Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne vendredi 30 mars, en marge d'affrontements à la frontière entre la bande de Gaza et Israël . Des dizaines de milliers de Palestiniens participaient à la "grande marche du retour".

Mardi soir, juchés dans leur tour ou postés derrière des murs de sables, les soldats israéliens observaient la performance des acrobates à quelques centaines de mètres de la clôture à Rafah, dans le sud de Gaza.

"Nous sommes venus dans le camp du retour à Rafah pour montrer notre parkour", affirme Naji Muammar, 27 ans, aux côtés de ses trois camarades. "C'est notre message au monde, nous allons revenir dans notre pays et y pratiquer notre sport", ajoute-t-il.

"Nous n'avons rien d'autres pour résister sinon le parkour", surenchérit Mohammed Abou Jihad.

Mais pratiquer cette activité dans la société conservatrice de Gaza n'est pas toujours vu d'un bon oeil.

"Certaines personnes nous empêchent de nous entraîner dans les parcs et les rues", raconte Naji Muammar.

Pour la marche du retour, les Gazaouis ont dressé des camps en plusieurs points le long de la frontière entre l'enclave palestinienne sous blocus israélien et l'Etat hébreu.

L'agonie de la cause palestinienne

  L'agonie de la cause palestinienne Le Moyen-Orient est en recomposition complète. A la manoeuvre, le prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohammed ben Salmane ... © afp.com/Tolga AKMEN Pressé. Mohammed ben Salmane, à Londres le 7 mars 2018. Totalement déterminé à agir contre l'Iran Le Moyen-Orient est sans doute en train de subir sa plus profonde transformation géopolitique depuis la création de l'Etat d'Israël, en 1948. Mais le caractère tragique et contradictoire de l'actualité des tout derniers jours en dissimule l'importance.

Vingt-sept palestiniens ont été blessés, vendredi, par les tirs israéliens lors d'affrontements avec l 'armée israélienne éclatés à la frontière entre la Bande de Gaza et Israël , en protestation contre la reconnaissance américaine de Jérusalem capitale d’ Israël .

Alors que 16 Palestiniens ont perdu la vie lors de violents heurts en marge de la «Grande marche du retour» à la frontière entre Gaza et Israël , le Premier ministre Benjamin Netanyahou a félicité les soldats israéliens pour leur opiniâtreté.

Des Palestiniens de Gaza effectuent des acrobaties du parkour, près de la frontière avec l'Etat hébreu, le 10 avril 2018 © Fournis par AFP Des Palestiniens de Gaza effectuent des acrobaties du parkour, près de la frontière avec l'Etat hébreu, le 10 avril 2018

La fin de cette marche doit culminer à la mi-mai, date du transfert prévu de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

La décision du président Donald Trump a ulcéré les Palestiniens qui veulent faire de Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël, la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Israël annule son plan d'expulsion de migrants africains .
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi qu'un accord signé avec l'ONU va permettre de transférer des migrants africains résidant actuellement en Israël vers « des pays développés comme le Canada, l'Allemagne ou l'Italie ». Avec notre correspondant à Jésuralem, Guilhem Delteil Le gouvernement israélien renonce à l'un de ses projets controversés. Fin 2017, il avait adopté un plan prévoyant le départ de près de 38 000 migrants d'Érythrée et du Soudan, entrés illégalement en Israël. L'exécutif entendait les expulser vers un pays tiers en Afrique ou les emprisonner pour une durée indéterminée.

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