Tech & Science Disney est accusé d'avoir espionné des enfants et revendu leurs données personnelles depuis ses jeux mobile

22:55  10 août  2017
22:55  10 août  2017 Source:   Mashable FR

TV - Disney retire ses contenus de Netflix pour créer sa propre plateforme

  TV - Disney retire ses contenus de Netflix pour créer sa propre plateforme A l'horizon des deux prochaines années, le producteur de films américain Disney souhaite lancer son propre canal de diffusion en streaming. En attendant, il retire ses productions de la plateforme Netflix.Un pas en avant et un pas en arrière. Après avoir annoncé l'acquisition de l'éditeur de BD Millarworld, Netflix essuie un coup dur en voyant disparaître de sa plateforme l'ensemble des productions de Disney. Derrière cette rupture stratégique, Disney souhaite garantir son indépendance en créant une nouvelle plateforme de diffusion en streaming réservée à ses propres contenus.

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Is Mickey watching us ? À en croire de nombreux consommateurs américains, oui. Ces derniers accusent Disney de collecter les données de ses utilisateurs mineurs depuis plusieurs applications de jeux, et ce sans le consentement de leurs parents.

C’est une mère de famille californienne qui a donné l’alerte. Amanda Rushing assure que Disney a secrètement collecté les données personnelles de sa fille, amatrice du jeu "Disney Princess Palace Pets", disponible sur iOS et Android.

Par le biais de logiciels de tracking intégrés dans 42 de ses applications mobile, développées par les sociétés Upsight, Unity et Kochaval, la firme collecterait des informations sur les mineurs dans le but de les revendre à des publicitaires. Et ce, sans recueillir le consentement de leurs parents, assurent les avocats de la jeune femme, à l'origine d'un recours collectif déposé jeudi 3 août auprès d’un tribunal californien.

Windows 10 : 71 % des clients partagent tout avec Microsoft

  Windows 10 : 71 % des clients partagent tout avec Microsoft Dans un billet de blog sur le site de Microsoft, Marisa Rogers, la responsable Vie Privée de la firme de Redmond, révèle que 71 % des utilisateurs ont gardé le paramétrage proposé par défaut, à savoir le partage avec Microsoft de l'ensemble des données sur l'utilisation du PC.Dans un billet de blog sur le site de Microsoft, Marisa Rogers, la responsable Vie Privée de la firme de Redmond, révèle que 71 % des utilisateurs ont gardé le paramétrage proposé par défaut, à savoir le partage avec Microsoft de l'ensemble des données sur l'utilisation du PC.

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La loi requiert l’autorisation parentale avant toute collecte de données d'utilisateurs de moins de 13 ans

Les données suspectées d’être collectées sont relatives à la géolocalisation, à l’adresse IP ou à l’identité personnelle des utilisateurs, entre autres. Toujours selon les avocats, cette pratique viole le droit à la vie privée des mineurs, selon le Children's Online Privacy Protection Act (COPPA). Votée en 1997 par le Congrès, cette loi oblige en effet tout service en ligne à demander l’autorisation parentale avant de collecter les données des utilisateurs âgés de moins de 13 ans.

"Il s’agit de technologies très poussées développées par des industriels et entreprises puissantes spécialisées dans la collecte et l’analyse de données. Leur rôle est de tracker et de monétiser les individus", affirme au Washington Post Jeffrey Chester, de l’organisme de surveilllance Center for Digital Democracy. "Elles n’ont pas leur place dans des applications pour enfants."

Disney en guerre contre Netflix

  Disney en guerre contre Netflix Disney en guerre contre Netflix Une chute de 23% de ses profits sur les chaines câblées. C’est certainement ce qui a poussé les dirigeants de Disney, dont les studios sont situés à Burbank en Californie, à partir en guerre contre les plateforme telles que Netflixou Amazon, en annonçant le lancement de sa propre plateforme de streaming. Celle-ci devrait être lancée sur le marché début 2019 et a surtout pour but de stopper l’érosion de son public.Cependant, Bob Iger, le patron de Disney a décidé de ne pas attendre 2019 pour agir.

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Disney

Au total, 42 applications et trois logiciels (Upsight, Unity et Kochava) sont épinglés par ce recours, rapporte The Verge. Disney assure de son côté ne rien avoir à se reprocher : "[Nous sommes] soumis à un programme solidement respectueux de la COPPA, et nous maintenons une collecte stricte des données et des politiques sur les applications créées pour les enfants et les familles", affirme l’entreprise dans un communiqué.

Si la justice tranchait en faveur d’Amanda Rushing, Disney pourrait alors se voir ordonner de payer une amende qui ne serait malheureusement pas la première en la matière. En 2011, Playdom, une filiale de l’entreprise, avait déjà été condamnée par la Federal Trade Comission à verser 3 millions de dollars pour avoir illégalement recueilli les données personnelles de "centaines de milliers d’enfants".

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Un extrait de l'application mobile © Disney Un extrait de l'application mobile "Magic Kingdom".

Poissons, chiens, chouettes... quand les animaux stars de films sont victimes de leur succès .
De nombreuses espèces sont adoptées après la sortie de films ou séries. Mais une fois le coup de coeur des propriétaires passé, les refuges se retrouvent submergés par les abandons. © Studios Disney Le film les «101 Dalmatiens» sorti par les studios Disney en 1996 avait entraîné une vague d'adoptions puis d'abandons de ces chiens. Véritables stars, les animaux héros de films ou de séries sont aussi des victimes.

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