Tech & Science Vers une privatisation de l'espace?

21:25  12 février  2018
21:25  12 février  2018 Source:   Slate

Calvados: Des rassemblements anti et pro-migrants organisés à Ouistreham

  Calvados: Des rassemblements anti et pro-migrants organisés à Ouistreham Les deux manifestations se sont dispersées peu après 15h dans le calme…Un rassemblement « anti-migrants » a réuni 70 personnes samedi à Ouistreham (Calvados) tandis qu’une contre-manifestation en faveur des migrants a rassemblé 250 personnes, a-t-on appris auprès de la préfecture.

(CercleFinance.com) - L'Agence des Participations de l 'Etat (APE) aurait mandaté Bank of America-Merrill Lynch pour l'aider dans une éventuelle privatisation d 'Aéroports de Paris (ADP), d'après un article du Figaro.

Aujourd’hui, le prix du ticket a augmenté, crise oblige, et est plus proche des 40M?. Dans les autres pays, seuls quelques scientifiques ont été envoyés officiellement dans l ’ espace pour y opérer des recherches, à bord de la navette spatiale américaine notamment. Vers une privatisation de

La société SpaceX d’Elon Musk a réussi à créer l’événement le 6 février grâce à la spectaculaire réussite du vol de démonstration du lanceur Falcon Heavy, désormais le plus puissant au monde, devant ceux que les États peuvent envoyer dans l’espace.

Ce succès est autant technologique que médiatique, au vu du nombre d’internautes qui ont suivi la retransmission en direct du vol de la fusée sur YouTube.

Beaucoup de commentaires insistent sur la dimension historique de l’événement, mais on peut également s'interroger quant à une certaine forme de «privatisation» de l’espace.

La question ne tient pas tellement à la dimension quasi-publicitaire de cette opération –bien attestée par les images de l’expédition d’une voiture Tesla en direction de Mars–, assurant la promotion de l’autre société phare d’Elon Musk. Elle se pose parce que le statut juridique des ressources spatiales connaît depuis quelques années un changement profond ouvrant la porte à une appropriation par des entreprises privées, dont SpaceX n’est que la représentante la plus visible.

La vérité sur… la privatisation de l’aéroport de Toulouse

  La vérité sur… la privatisation de l’aéroport de Toulouse La vérité sur… la privatisation de l’aéroport de Toulouse - Blagnac ont singulièrement pâli. Trois ans après la vente de 49,99% du capital à un consortium de Chinois de Hong-kong et de la province du Shandong, le torchon brûle au sein de la gouvernance du troisième aéroport régional français. L’été dernier, Jean-Michel Vernhes, le président du directoire de la plateforme, a appris qu’on lui cherchait un successeur alors qu’il avait été renouvelé à son poste trois mois auparavant.

Privatisation de Bellota Room à Farago Paris. Avec la Bellota Room, Farago offre 30 nouvelles places assises autour d’une grande table d’hôtes . Un nouvel espace , une nouvelle déco, mais toujours l’esprit Farago du partage et de l ’expérience.

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L’espace non appropriable, un principe fragile

Jusqu’à une date récente, le statut juridique de l’espace et des ressources extra-atmosphériques était fixé par le Traité de l’Espace, adopté en 1967 sous l’égide des Nations unies.

Ce texte tendait à faire de l’espace une «chose commune» («res communis»), au sens où les Romains entendaient déjà ce terme et l’appliquaient à l’air ou à la mer: une ressource ne pouvant faire l’objet d’une appropriation à titre exclusif et librement utilisable par tous.

Le Traité de 1967 consacre ainsi un droit de libre exploration et utilisation, tout en fixant des règles de non-revendication de souveraineté nationale sur l’espace:

«L’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, ne peut faire l’objet d’appropriation nationale par proclamation de souveraineté, ni par voie d’utilisation ou d’occupation, ni par aucun autre moyen.»

SpaceX veut lancer mardi la fusée "la plus puissante du monde"

  SpaceX veut lancer mardi la fusée La Falcon Heavy de SpaceX --la fusée "la plus puissante du monde"-- doit décoller mardi de Cap Canaveral et préfigurer les missions capables d'amener des équipages sur la Lune et peut-être sur Mars. Fidèle à son image d'inventeur de génie fantasque, Elon Musk, le patron de SpaceX a choisi une charge utile un peu particulière pour ce premier vol: son roadster Tesla rouge cerise, au volant duquel il a installé un mannequin vêtu du scaphandre spatial développé par l'entreprise.

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Espace E&R. A E&R, nous nous opposons fermement à l’ouverture du Capital du groupe La Poste, premier pas vers une privatisation . Parce que nous sommes attaché au service public et à la préservation des acquis sociaux pour les travailleurs.

  Vers une privatisation de l'espace? © Fournis par Slate

Ces principes ont longtemps constitué la clé de voûte du statut juridique de l’espace, même si leur acceptation est demeurée fragile en raison de la rivalité entre États. Pour preuve, le Traité sur la Lune de 1979, qui réaffirmait le principe de non-appropriation et incluait cet astre dans le «patrimoine commun de l’humanité», n’a pas été ratifié par de grandes puissances spatiales comme les États-Unis, la Russie, la Chine ou la France.

Mais aujourd’hui, la crise économique durable et la réduction conséquente des budgets étatiques consacrés à l’exploration spatiale sont à l’origine de nouvelles tentations de remettre en cause ces règles.

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Une brèche au profit des entreprises privées

Ce sont les États-Unis qui ont les premiers fait évoluer leur législation avec l’adoption en 2015 d’un «Space Act», sous la présidence de Barack Obama. Ce texte controversé exploite l’une des failles du Traité de l’espace de 1967, dans la mesure où il ne remet pas directement en cause le principe de l’inappropriabilité des ressources spatiales par un État.

David Bowie a lui aussi été la star du lancement de la Falcon Heavy de SpaceX

  David Bowie a lui aussi été la star du lancement de la Falcon Heavy de SpaceX David Bowie a lui aussi été la star du lancement de la Falcon Heavy de SpaceX , mardi.Mardi 6 février, SpaceX faisait décoller avec succès sa fusée Falcon Heavy sous le regard ébahi d'internautes du monde entier. Mais Elon Musk et son vaisseau de 70 mètres pour 1 500 tonnes n'étaient pas les seules stars de la soirée : une partie de l'attention du public se soit également focalisée sur le chanteur David Bowie. VOIR AUSSI : La Falcon Heavy de SpaceX a enfin pris son envol, vers l'infini et au-delàBon, il n'y avait pas vraiment de suprises, Elon Musk avait annoncé tout cela.

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Le geste qui a incité le président de la République à remettre sur la table, son vieux projet de privatisation du CICES. Il ne reste que l ' espace des hangars, l'interieur du CICES est devenu une zone residentielle des gens du PDS !

Néanmoins, il prévoit que:

«Un citoyen des États-Unis engagé dans la récupération à titre commercial d’une ressource se trouvant sur un astéroïde ou dans l’espace aura droit à toute ressource obtenue, incluant le droit de détenir, de posséder, de transporter, d’utiliser et de vendre la ressource obtenue.»

Cela revient à conférer aux entreprises capables d’envoyer des engins dans l’espace, comme SpaceX, un titre juridique de propriété sur les ressources qu’elles pourront en extraire. Et il n’est pas surprenant que l’adoption de cette loi ait été saluée par des sociétés minières aux noms évocateurs (Moon Express, Planetary Resources, Deep Space Industries, etc.), qui entendent à présent profiter de cette opportunité pour monter des projets visant à exploiter ces ressources, à commencer par celles de la Lune.

Bien que vivement critiquée à l’ONU, cette législation américaine a ouvert une brèche dans laquelle plusieurs autres États n’ont pas tardé à s’engouffrer. Les Émirats arabes unis ont été les premiers, en 2016, à imiter les États-Unis avec l’adoption d’un texte comparable, dans l’intention d’anticiper la fin des combustibles fossiles en regardant vers les étoiles.

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En 2017, le Luxembourg a été de son côté le premier pays européen à suivre cette logique, en se dotant d’une législation permettant d’accorder des permis d’extraction dans l’espace. Conséquence: des filiales de compagnies minières américaines se sont ensuite installées dans le Grand-Duché, bénéficiant au passage des avantages fiscaux liés à l’implantation dans cet État.

C’est une nouvelle forme de conquête spatiale qui paraît se mettre en place, dans laquelle les États pourront «affréter» des compagnies privées, un peu à la manière des grands navigateurs espagnols et portugais du XVIe siècle qui se sont élancés à la découverte du Nouveau Monde avec l’appui des souverains de l’époque, mais dans le cadre d’opérations privées et avec la promesse de pouvoir s’approprier les richesses des terres découvertes.

Préserver le bien commun

L’administration de Donald Trump semble décidée à poursuivre dans la direction initiée par son prédécesseur à la Maison-Blanche. En décembre, la présidence a redéfini les missions de la Nasa en lui demandant de travailler plus étroitement avec les entreprises privées souhaitant exploiter les ressources spatiales.

À cette occasion, Scott Pace, le directeur exécutif du Conseil national de l'espace, a déclaré lors d’une conférence de presse:

Laporte sauve son club formateur

  Laporte sauve son club formateur Sauvé par le gong. C'était moins une pour les dirigeants du SU Agen (Régionale 3), qui s'apprêtait à fermer boutique à la fin du mois. Endetté à hauteur de 100 000 euros selon le quotidien espagnol El Correo, le club amateur devrait bientôt recevoir un joli chèque de 650 000 euros grâce à Aymeric Laporte, transféré 65 millions d'euros de Bilbao à Manchester City cet hiver.Le SUA est en effet le club de formation du défenseur français, avec lequel il a joué pendant neuf saisons, et va donc toucher 1% du transfert de Laporte.

Outre la question du travail du dimanche, qui fait beaucoup parler, le texte prévoit une mesure sur les permis de conduire. 200 euros par mois d'économie. Aujourd'hui, ce sont des fonctionnaires de l 'Etat qui assurent cette mission.

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«Nous le répétons à nouveau: l’espace n’est pas un bien commun global [“global commons”], ce n’est pas le patrimoine commun de l’humanité, pas plus que ce n’est une res comunis ou un bien public. Ces concepts ne figurent pas dans le traité international sur l’espace et les États-Unis ont constamment répété que ces idées ne correspondent pas au statut juridique réel de l’espace.»

Une note interne de la Nasa dévoilée le 11 février par le Washington Post révèle également l'intention de l'administration Trump de mettre un terme en 2025 au financement étatique de la Station spatiale internationale, dont le fonctionnement serait alors délégué au secteur privé.

Continuer à appréhender l’espace comme un bien commun paraît pourtant possible et pourrait avoir des conséquences juridiques intéressantes, notamment pour organiser une gouvernance partagée sur les ressources.

À titre de comparaison, une Autorité internationale des fonds marins a été mise en place depuis 1994 pour accorder des licences d’extraction de minéraux à des entreprises, mais en veillant à maintenir une équité entre les différents pays. Ce dispositif intègre l’idée que ces fonds constituent un «patrimoine commun de l’humanité» nécessitant une gestion par la communauté internationale.

Des propositions existent pour mettre en place une structure de gouvernance similaire pour les ressources spatiales, associant des États, des universités, des entreprises et des ONG. Mais seul le soutien d’un nombre significatif de pays permettrait à cette vision alternative de prendre corps.

Ligue des champions de hand: Celje-PSG, le retour des médaillés

  Ligue des champions de hand: Celje-PSG, le retour des médaillés Le Paris SG et ses six médaillés à l'Euro retrouve la Ligue des champions de handball dimanche dans un match chez les Slovènes de Celje (17h00) qui peut lui permettre de faire un pas vers la "pole position" de son groupe et la qualification directe en quarts de finale. "Si on fait bien les choses ce week-end et le prochain contre Flensburg chez nous, on peut s'assurer la première place, ce qui serait une bonne chose pour la suite. Deux matchs en moins, c'est du temps en plus pour travailler", dit le gardien espagnol Rodrigo Corrales, le seul qui soit revenu de Croatie avec l'or (quatre Français en bronze et un Suédois en argent).

A la une / Actualité. Zones industrielles. Vers la privatisation de la gestion. Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l ' espace réservé.

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Science-fiction sur le point de devenir réalité

La conquête spatiale a toujours fait rêver, et c’est en partie ce qui explique la fascination que peut exercer sur les foules des exploits comme celui accompli par SpaceX. Mais nous arrivons à un point où la science-fiction paraît rejoindre la réalité.

Dans le film Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve, sorti l’an dernier, on croise Niander Wallace, un scientifique interprété par Jared Leto, qui relance la conquête spatiale après une catastrophe mondiale pour reprendre l’exploitation de ses ressources alors que la Terre, exsangue, a épuisé les siennes. Or de l’aveu du réalisateur Denis Villeneuve, ce personnage est directement inspiré… d’Elon Musk et de ses projets de voyage vers Mars!

La question est à présent de savoir si l’avenir matérialisera certaines dystopies imaginées par la science-fiction. La saga Alien ou le film Avatar ont déjà mis en scène des futurs où des compagnies géantes exploitent l’espace intersidéral, à la manière de nouvelles compagnies des Indes, dépassant en puissance les États.

C’est sans doute en partie le droit qui donnera la réponse à ces interrogations, avec un choix lourd de conséquences à opérer, entre d’une part l’espace vu comme un champ de ressources privatisables et marchandisables et d’autre part une vision garantissant les droits de tous sur la base d’un bien commun pris en charge par la communauté internationale.

La question se réglera sans doute avant que la Tesla propulsée par Heavy Falcon n’atteigne Mars –enfin… plus exactement, l’orbite de Hohmann tangente à celles de la Terre et de Mars!

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

  Vers une privatisation de l'espace? © Fournis par Slate

Décollage du Falcon Heavy de SpaceX au centre spatial Kennedy de Floride (États-Unis), le 6 février 2018 | Jim Watson / AFP © L'espace, nouveau terrain de jeu des entreprises privées Décollage du Falcon Heavy de SpaceX au centre spatial Kennedy de Floride (États-Unis), le 6 février 2018 | Jim Watson / AFP

La fin de l'ISS, vers la privatisation de l'espace ? .
En annonçant la fin du financement de la Station Spatiale Internationale, dans laquelle Thomas Pesquet a passé 6 mois et demi, les États-Unis préfigurent un nouveau modèle dans l'exploitation du ciel.Le 11 février dernier la Maison-Blanche annonçait son ambition de «mettre fin au soutien fédéral direct pour l'ISS (station spatiale internationale) en 2025». Un arrêt des financements publics qui pourrait être compensé par l'arrivée de nouveaux investisseurs, une privatisation de la station internationale donc. Mais au-delà de la station, cette annonce préfigure un bouleversement dans l'exploitation du ciel.

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