«Ils osent utiliser un cercueil comme marchepied» : Gabrielle Cluzel critique Éric Dupond-Moretti à la marche pour Kessaci

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Ce samedi, à Marseille, la marche blanche pour rendre hommage à Mehdi Kessaci a rassemblé une multitude de figures politiques venant de tous horizons, des Insoumis au Rassemblement National. Cependant, Gabrielle Cluzel a sérieusement mis en question la présence de certaines d’entre elles, notamment celle d’Éric Dupond-Moretti.

«Crier sur le lait renversé»

Dans son intervention sur l’émission Christine Kelly et vous, elle a fait remarquer avec véhémence la présence de ces personnalités qui, après avoir occupé des postes clés, se plaignent maintenant des issues malheureuses. «Je suis tellement déconcertée de voir ces mêmes individus pleurer sur le lait renversé, alors qu’ils ont eu les moyens d’agir», a-t-elle exprimé.

Elle a particulièrement froncé les sourcils à l’évocation d’Éric Dupond-Moretti, le qualifiant d’«indécent». Elle a fait un retour sur ses propres mots prononcés dans l’Assemblée nationale en 2022, lors d’une discussion autour de l’affaire Lola. Il avait alors critiqué les méthodes de récupération de cette tragédie politique, alléguant que certaines personnes utilisaient «un cercueil comme un marchepied».

Ce commentaire faisait écho à une attaque lancée par le député LR Eric Pauget, qui indiquait que la politique migratoire du gouvernement avait une part de responsabilité dans le meurtre d’une jeune fille, ce qui avait provoqué la réponse acerbe de Dupond-Moretti.

«Que faisait-il quand il était au pouvoir?»

Gabrielle Cluzel a interrogé l’efficacité de Dupond-Moretti pendant qu’il occupait des fonctions gouvernementales. «Qu’a-t-il fait lorsqu’il était garde des Sceaux ?», a-t-elle insisté, rappelant que la véritable responsabilité devait être mise en lumière.

«Il évoquait un sentiment d’insécurité», poursuit-elle, référence à une déclaration faite par l’ancien avocat sur Europe 1 le 1er septembre 2020. Elle remet en question la véracité de sa compassion, se demandant si «ce sentiment est quelque chose qu’il a confié à la famille [Kessaci]». La chroniqueuse finit par qualifier l’ancienne figure politique de l’une des plus «choquantes» présentes lors de l’hommage.

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