Incident grave sur le vol Cancun-Newark : atterrissage d’urgence et 3 blessés

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Au début, c’était juste un incident aéroportuaire parmi tant d’autres, dont on a parlé dans nos articles. Certes, il a pu être traumatisant pour les passagers à bord ce jour-là, mais cela restait un atterrissage d’urgence, une situation pouvant survenir en aviation. Cependant, le trajet de 1230 de JetBlue, qui a décollé le 30 octobre, a conduit à l’immobilisation de 6 000 Airbus A320 à cause d’un logiciel vulnérable aux radiations solaires.

Le dernier jeudi d’octobre, cet avion de 162 places, victime de circonstances exceptionnellement malchanceuses, liftait de Cancun, au Mexique à 13h03, direction Newark dans le New Jersey. Le trajet se déroulait sous un ciel clément, sans turbulences notables.

« Nous avons constaté au moins trois blessés »

Mais en pleine croisière survolant le golfe du Mexique, l’avion a rencontré un grave problème. Comme un mauvais tour de magie, l’appareil va sans avertir perdre brutalement plus de 14 500 pieds en seulement cinq minutes, suivie d’une nouvelle descente plus que saisissante de 12 200 pieds.

La compagnie aérienne parlait d’une « perte d’altitude » soudaine, sans en préciser les causes. À bord, la panique s’installait : trois passagers ont souffert de blessures, parmi lesquelles une lacération à la tête rapportée dans l’enregistrement audio de l’audio contrôle aérien présenté par LiveATC.net.

Les pilotes, dans un acte de prévoyance, ont immédiatement choisi de se poser dans l’aéroport le plus proche, soit celui de Tampa en Floride. Ils ont parfaitement conduit l’avion, immatriculé N605JB, au sol à 14h19, mettant fin à cette mésaventure.

Du côté des pharmacies et secours

À l’atterrissage, les services d’urgence de Tampa ont trouvé que 15 à 20 passagers avaient subi des blessures légères. Malheureusement, trois d’entre eux ont fait des traumatismes crâniens pendant l’incident. Heureusement, après des examens dans les hôpitaux locaux, ils étaient tous hors de danger, mais à une certaine appréhension de remonter à bord d’un avion après cette expérience toute sauf banale.

Quant à l’Airbus A320 concerné, il a été retiré du service pour passer par la case inspection. Le 30 octobre au soir, JetBlue Airways a rapporté qu’il existait un « problème de contrôle de vol ». La Federal Aviation Administration, responsable de la réglementation en matière d’aviation civile aux États-Unis, a immédiatement ouvert une enquête sur l’incident.

Un mois plus tard, une analyse approfondie révélait que des radiations solaires avaient probablement corrompu certaines données critiques pour les commandes de vol. Le problème a été dû à un calculateur fabriqué par Thales, qui avait été garanti par toutes les autorités nécessaires. Cependant, Thales avait assuré que « la fonctionnalité impliquée résultait d’un logiciel qui n’étais pas de leur responsabilité ».

En conséquence, 6 000 appareils doivent rester cloués au sol jusqu’à ce que ce logiciel soit remplacé rapidement.

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