Trump et le redécoupage électoral : un pari risqué pour les Républicains ?

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Le plan de Trump : redessiner la carte électorale

Donald Trump avait une vision claire : il voulait redéfinir les circonscriptions électorales américaines pour garantir une majorité républicaine au sein du Congrès.
Mais voilà, cela pourrait finalement bénéficier aux Démocrates lors des élections intermédiaires de novembre 2026.

La Maison Blanche met la pression sur divers États pour qu’ils redessinent leurs limites électorales afin de donner un avantage aux Républicains et de conserver leurs cinq sièges d’avance à la Chambre des représentants.

Traditionnellement, ce processus de redéfinition est connu sous le nom de « gerrymandering ». Les premiers résultats semblaient favorables jusqu’à ce qu’un tribunal fédéral ait invalidé la manœuvre faite par le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, qui espérait un changement de cinq sièges en sa faveur.

La Cour suprême, quant à elle, a temporairement suspendu cette décision, laissant ainsi la question ouverte sur l’utilisation de cette nouvelle carte texane.

Avant d’entrer dans fracas juridiques, les Démocrates avaient déjà lancé une contre-offensive en redéfinissant les cartes des États qu’ils dirigent, compensant ainsi les pertes possibles ailleurs.

Des doutes s’installent

« Cette lutte pour le redécoupage électoral ne laissera personne satisfait », déclare Patrick Payton, auteur du livre The Middle, qui traite de la restaurer la confiance des Américains envers la politique.

La Maison Blanche a également reçu un coup dur en Utah, où une décision de justice l’a contrainte à reconsidérer sa carte électorale. Elle fait aussi face à des réticences dans d’autres États, comme l’Indiana ou le New Hampshire, où des responsables républicains sont opposés aux tactiques partisanes.

Cécis a irrité Donald Trump, qui n’a pas hésité à s’en prendre sur son réseau Truth Social à un leader républicain de l’Indiana.

Du côté démocrate, les choses avancent. En Californie, les électeurs ont approuvé par référendum un redécoupage censé donner un coup de pouce à la gauche avec cinq sièges supplémentaires. Pendant ce temps en Virginie, les élus envisagent un plan visant à gagner deux ou trois sièges supplémentaires.

« Trump et Abbott ont joué avec le feu et se brûlent maintenant », a jubilé le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, suite à l’annulation initiale du redécoupage texan.

La limite à ne pas franchir

Les républicains célèbrent également des victoires, comme en Caroline du Nord, où un siège pourrait leur échapper, tout comme dans le Missouri. Mais là aussi, des poursuites judiciaires ont vu le jour.

D’autres États, comme la Floride, traînent les pieds, car les élus devront débattre de ce sujet le 4 décembre. Le temps presse alors que les primaires commencent en mars prochain.

En parallèle, la Cour suprême examine un recours en Louisiane au sujet d’une loi importante visant à protéger la représentation des minorités ethniques au Congrès.

Si cette loi était abrogée, cela pourrait bénéficier à peine à une douzaine de sièges des côtés républicains à travers le pays.

La situation des élections législatives de novembre 2026 pourrait encore se compliquer selon le timing de cette décision.

Pour l’analyste politique Michael Ashley Schulman, la stratégie de la Maison Blanche d’optimiser les redécoupages dans de nombreux États semble logique tant que les tribunaux restent inactifs. Toutefois, réorganiser sur des bases raciales serait une « ligne rouge », prévient-il. Les autorités auraient tout à perdre si les jugements balayaient leurs arrangements.

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