Ce mardi, à Moscou, une rencontre de haut niveau est organisée entre l’émissaire américain Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, qui vont avoir des échanges avec le président russe Vladimir Poutine. Leur objectif principal ? Aborder les questions brûlantes au sujet de l’Ukraine.
Cette réunion arrive à un moment critique : l’Ukraine a récemment connu une forte détérioration due à une hausse des frappes russes. Hier, les États-Unis ont exprimé un certain optimisme, malgré la fermeté de Poutine pratiquement quatre ans après le lancement de l’assaut de Moscou.
Le chef de l’OTAN, Mark Rutte, a partagé sa conviction que les tentatives des États-Unis seront déterminantes pour restaurer la paix sur le continent européen, combattant ainsi un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale.
Selon des rapports, Jared Kushner participera également à ce face-à-face, ce qui suscite rique davantage d’intérêt. Pendant ce temps, Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a accusé la Russie de tenter d’utiliser ces pourparlers pour adoucir les sanctions qui pèsent sur elle.
En fin octobre, les États-Unis avaient déjà imposé des sanctions à deux grandes entreprises russes du secteur des hydrocarbures, Rosneft et Lukoil, signalant un durcissement de la position américaine vis-à-vis de la Russie, un an après que Trump soit revenu au pouvoir.
Un Exercice Diplomatic Complexe
Le chef de l’État ukrainien, en visite en Irlande ce jour-là, avait reçu le soutien d’Emmanuel Macron à Paris, qui a évoqué une mobilisation européenne pour une paix juste et durable.
Macron loue l’effort de l’Amérique auprès de Poutine, mais souligne l’absence d’un plan concret suffisant. À l’issue de leurs échanges, il a recréé un dialogue avec Donald Trump qu’il a instruits des garanties de sécurité impératives pour l’Ukraine.
Les Européens espèrent que l’administration Trump, souvent accusée d’être trop indulgente envers Poutine, ne mettra pas en péril l’Ukraine, vue comme une barrière cruciale contre l’expansion russe.
Bloomberg a révélé qu’en novembre, Witkoff a donné des conseils sur des stratégies à mettre en avant avec Trump pour régler la crise actuelle. Le président ukrainien, notamment après avoir entendu son négociateur, se prépare à discuter avec l’administration américaine sur des enjeux clés en lien avec un plan élaboré, encore en ajustement.
Dans les derniers mois, l’armée russe a réalisé une nette avancée, ayant pris 701 km2 de terrains ukrainiens, une montée significative depuis novembre 2024.
Une Situation en Evolution Constante
La Russie a revendiqué la prise de Pokrovsk, une position stratégique pour Kiev, et Vovtchansk, mais l’Ukraine assure que le combat se poursuit à Pokrovsk.
Le ressenti sur le terrain est alarmant : plus de tirs de missiles et de drones ont été observés ce mois-ci par rapport au précédent, atteignant 5 660 unités.
Sur le plan interne, Volodymyr Zelensky subit des pressions lourdes en raison d’un scandale de corruption qui a conduit à la démission de son chef de cabinet.
La semaine à venir s’annonce déterminante pour l’Ukraine, selon la cheffe de la diplomatie de l’Union Européenne, Kaja Kallas, qui a exprimé ses inquiétudes quant aux conséquences possibles d’une pression insoutenable sur le pays.
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Récemment, les États-Unis ont soumis un projet en plusieurs points détaillant des propositions favorable à la Russie pour mettre fin à cette guerre sans l’aval des alliés européens de l’Ukraine, mais ce plan pourrait encore nécessiter plusieurs aménagements.
D’ici là, les discussions entre Washington et Kyiv continueront sous une lumière favorable, même si Marco Rubio, le secrétaire d’État, prévient que de lourdes taches planent encore au-dessus de l’ensemble. Avec AFP
