La grande entreprise aéronautique Airbus a pris la décision ferme et immédiate de faire revenir 6 000 A320, le modèle le plus populaire au monde, en raison d’un problème de logiciel de contrôle défectueux.
Les annulations de vols ont déjà commencé, avec trente-cinq liaisons au départ de la France reportées ; cette sécurité est préférable à prendre des risques selon les dirigeants d’Airbus. Ce logiciel pourrait en effet entrainer des conséquences fâcheuses en haute altitude, car il se révèle vulnérable face aux rayonnements solaires. Selon les explicatifs fournis, cela pourrait entraîner une corruption de données primordiales au bon fonctionnement des commandes de l’appareil.
Une « menace » croissante
Les explications de Gérard Felser, ancien aviateur, mettent en lumière que « les éruptions solaires peuvent produire des tempêtes électromagnétiques. Un nuage magnétique sur le chemin d’un avion peut déranger les systèmes informatiques, y compris ceux des satellites, engendrant des impacts sur la communication et la navigation ».
Un incident datant du 30 octobre sur un A320 de JetBlue l’illustre bien : apparu lors d’un vol entre le Mexique et les États-Unis, l’avion avait soudainement chuté sans aucune action de ses pilotes. Gérard Felser admet qu’il n’existe pas d’autre exemple d’un dysfonctionnement aussi aigu observé sur cet appareil américain.
« Les éruptions solaires sont possiblement devenues plus communes, et les barrières de protection, comme la couche d’ozone, peuvent être moins efficaces. Avec un nombre croissant d’avions partout, cela accroît le risque », ajoute-t-il.
Pour la majorité des appareils concernés, le temps de mise à jour du logiciel est limité à quelques heures. Cependant, pour environ 1 000 avions, le remplacement du matériel informatique nécessitera plusieurs semaines, rallongeant ainsi leur immobilisation.
