Vivre après un cancer de la prostate : un parcours de guérison

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Après avoir terminé les traitements, beaucoup de patients ressentent qu’ils doivent composer avec une nouvelle réalité. Fax traînant des symptômes tels que fatigue, problèmes urinaires ou sexuels et douleurs, il est de plus en plus évident que ceux qui survivent à ce type de cancer ont besoin d’un suivi complet.

La maladie du cancer de la prostate demeure la plus courante chez les hommes, et la bonne nouvelle, c’est que la majorité des personnes guérissent durablement. Toutefois, comme le souligne le Dr Arnaud Morel, ce n’est pas parce que les thérapies sont terminées que tout rentre dans l’ordre. Au Centre Léon Bérard, il dirige un service de jour dédié à la gestion des complications et à l’accompagnement après la guérison. « Nous accueillons des patients dans les trois à cinq ans suivant la fin de leurs traitements, pour qu’ils puissent évaluer l’impact des suites au quotidien. Notre but est de les aider à exprimer leurs préoccupations et à trouver des solutions ensemble », explique-t-il.

Des séquelles qui pèsent

Les interventions chirurgicales ou les traitements par radiothérapie entraînent souvent des complications comme des difficultés urinaires et sexuelles. « Beaucoup de mes patients évoquent des fuites urinaires, des troubles érectiles ou une baisse de libido. Ces aspects peuvent ternir la qualité de vie et entamer la confiance en soi, » précise Dr Morel. De plus, les traitements hormonaux souvent nécessaires peuvent provoquer des effets secondaires déstabilisants, comme de la fatigue accrue, de la prise de poids et d’autres maux physiques. « Certains de ces symptômes peuvent devenir chroniques, demandant ainsi un suivi particulier, » ajoute-t-il.

À ce propos, la fatigue est la réclamation la plus courante parmi les hommes guéris. Selon une étude nationale, un homme sur deux continue à souffrir de fatigue même cinq ans après ses traitements. Il s’agit d’un sentiment qui peut aussi bien être physique qu’intellectuel ou émotionnel, et pour beaucoup, s’adapter à cette nouvelle tranquillité peut s’avérer un réel défi.

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Une approche totale : fatigue, mémoire et bien-être

Reconnaître qu’après un cancer de la prostate, il existe un besoin d’une approche pluridisciplinaire est essentiel. « Nous prenons en compte trois aspects : le physique, le psychologique et le social. Le choc de la maladie tarabuste énormément votre existence, » affirme le Dr Morel. Il suggère également que presque 60 % des patients qu’il rencontre luttent avec des problèmes de concentration et de mémoire, un effet secondaire fréquent de certains traitements pouvant être exacerbé par des facteurs variés comme le manque de sommeil düzgün, un stress persistant ou le fait de mener une vie peu active.

D’avance de consultation attendue, il se penche sur de nombreux sujets : douleurs, troubles du sommeil et accompagnement dans leur identités corporelles. « Les hommes abordent souvent moins leurs défis intimes, raison pour laquelle nous créons un cadre propice pour les mettre à l’aise et les inviter à s’exprimer sans jugement, » explique le doctor.

Pour répondre à ces attentes, l’équipe du CLB proactive dans l’établissement d’initiatives, y compris la mise en place d’activités physiques adaptées. « Cela aide à regagner en force musculaire et à limiter la fatigue, spécialement chez ceux qui ont bénéficié d’une hormonothérapie. C’est également un outil très efficace pour améliorer le bien-être psychologique, » ajoute Dr Morel. Ces séances d’exercices personnalisés prennent en compte quotidien le niveau d’énergie et le parcours individuel de chaque patient.

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Retrouver du sens et reprendre les rênes de sa vie

« Nous ne sommes pas là pour remplacer les médecins traitants, mais plutôt pour reconnecter le patient avec les soins habituels, » explique le Dr Morel. En effet, à l’issue de leur combat avec la maladie, un patient sur trois néglige de poursuivre son suivi médical. Certains doutent même de la capacité de leur médecin généraliste à les accompagner, une croyance erronée. « Ce que nous faisons, c’est les aider à renouer des liens, » souligne-t-il.

Au sein du programme PASCA au CLB, ils veillent également aux bons mots de l’éducation santé. « Nous apprenons avec eux comment être acteur de leur guérison : surveiller leur hypertension, reprendre des activités physiques, gérer la douleur de façon adéquate, améliorer leur mémoire et aborder des sujets sensibles, comme leur sexualité, avec transparence. Cette approche globale vise à restaurer savoir-faire et indépendance : « La période post-cancer est une phase d’apprentissage. Vous n’allez pas forcément retrouver la vie d’avant, mais vous devez apprendre à vivre différemment, » conclut-il.

Redécouvrir son quotidien

Rétablir le quotidien, reprendre son emploi et gérer sa dimension intime représentent des défis inévitables. « Chaque homme avance à son index en fonction de son âge, de son entourage et de sa manière d’être. Notre mission est profondément ancrée dans l’accompagnement, pour aider chacun à retrouver sa place, aussi bien sur un sujet physique que personnel, » note le Dr Morel. Pour finir, vivre après au cancer de la prostate, Devient un défi à accepter avec une patience nécessaire et l’importance de ne pas faire cavalier seul dans ce cheminataire qui aspireAppendre à être à nouveau qui on est et donc progresser.Voici un parcours intensément transformatif, » dit-il.

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(1) Étude VICAN5 conduite par l’Institut national du cancer

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