Donald Trump évoque des sanctions sévères contre des élus démocrates sur Truth Social

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Sur sa plateforme Truth Social, Trump a pointé du doigt les élus démocrates qu’il considère comme ayant un comportement « antidémocratique » en l’accusant d’utiliser l’armée sans justification légale.

Lors d’une déclaration le 20 novembre, Donald Trump a avancé l’idée de sanctions drastiques, allant jusqu’à la peine de mort, pour ceux qui incitent les militaires et les services de renseignement à ignorer ses « ordres illégaux ».

Face à cette déclaration, le Parti démocrate a réagi avec indignation en disant que « Trump réclame carrément des exécutions pour des élus », en critiquant son tweet sur Truth Social où il affirmait : « COMPORTEMENT ANTI-DÉMOCRATIQUE, passible de la peine de MORT! ».

Des voix s’élèvent également de l’opposition, affirmant que le président tente d’utiliser l’armée à des fins politiques, sans fondement légitime, que ce soit pour le maintien de l’ordre chez lui ou la lutte contre la drogue à l’international. Dans une vidéo élue, six membres démocrates qui ont attribué leur dévouement militaire et de renseignement ont demandé aux forces armées et aux-intelligences de « répudier les ordres illégaux ».

Des élites en danger

Pour ces élus, dont des figures comme le sénateur Mark Kelly, anciennement Marine américain, et la sénatrice Elissa Slotkin, ex-CIA en Irak, les menaces pesant sur la Constitution s’annoncent comme un réel danger, non seulement venant de l’extérieur, mais également de l’intérieur.

Le groupe dirigeant des démocrates à la Chambre des représentantes n’a pas tardé à dénoncer la « rhétorique violente » de Trump, l’exhortant simplement à supprimer ses publications « avant que des actes tragiques ne surviennent ». Cette déclaration a reçu l’appui d’un large éventail de vétérans militaires et diplomatiques qui accusèrent la Maison Blanche de « transformer des préoccupations liées à la loi en simples désaccords politiques ».

Ces dernières semaines, on a aussi vu des frappes militaires menées aux Caraïbes et dans l’océan Pacifique, ciblant des embarcations suspectées, sans preuves admissibles, de transporter de la drogue, entraînant au moins 83 morts.

Priorité aux droits humains

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux Droits de l’Homme a déjà exprimé des réserves sur la légitimité de ces actions et appelle à une enquête conséquente, en indiquant qu’il existe de « forts indices » de violations du droit international.

Du côté de Trump, le ministère de la Justice a assuré que ces frappes étaient justifiées au regard du droit de guerre et se révèlent correctement ordonnées. Auparavant, d’autres membres de l’administration ont également critiqué les appels des six élus démocrates.

Comme rétorqué par le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, « démocrates incitaient ouvertement la CIA et les responsables militaires à s’insurger contre leur Commandant en chef », reflétant ainsi la radicalisation inquiétante du discours au sein du Parti démocrate.

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