Un événement clé est prévu ce mardi 2 décembre, avec une grève interprofessionnelle ordonnée par plusieurs syndicats majeurs comme la CGT, la FSU et Solidaires. Ils protestent contre le projet de loi de finances (PLF) 2026, perçu comme profondément injuste socialement. Les syndicats mettent en avant des revendications liées à la justice sociale et fiscale, insistant pour l’abandon des restructurations d’effectifs et une augmentation générale des salaires pour contrer la stagnation des points d’indice.
Sophie Binet, la cheffe de la CGT, a insisté sur l’importance de la participation de tous les travailleurs : « Il est essentiel que les travailleurs se mobilisent pour faire pression sur le débat budgétaire. »
Où ça va bouger ?
Comme l’annonce un communiqué de l’intersyndicale, cet appel s’adresse à tous les employés des secteurs public et privé, ainsi qu’aux retraités, chercheurs d’emploi et jeunes. Actuellement, les préavis de grève concernent principalement la fonction publique.
De nombreuses manifestations sont d’ores et déjà planifiées dans plusieurs villes comme Bordeaux, Lens, La Rochelle, Dijon, Châtéauroux, Douai, Rouen et Le Havre. Les détails concernant les lieux et horaires seront communiqués par les syndicats locaux dans les jours qui précèdent cette mobilisation.
Transports en difficultés
Si vous êtes dans les villes touchées, les syndicats recommandent de rester informés sur d’éventuels retards dans le trafic routier ou les transports publics, via les sites et appli médicaux des transports.
La RATP a déposé un préavis de grève pour la période de lundi 18 heures à mercredi 7 heures, ce qui pourrait entraîner des réductions d’opérations sur certaines lignes de métro, bus, et tramway. Cependant, un porte-parole de la RATP a assuré qu’« il n’y aura pas d’impact sur le trafic le 2 décembre. » Du côté de la SNCF, des retards et des annulations sont envisageables sur le réseau ferroviaire, avec des prévisions définitives des trains qui tomberont uniquement lundi à 17 heures.
Dans le secteur aérien, deux syndicats minoritaires de pilotes d’Air France se tourneront également vers des actions cette semaine pour protester contre des licenciements au sein de la compagnie.
Situation dans les Écoles
Comme toujours lors des journées de mobilisation, l’Éducation nationale devrait être l’un des secteurs les plus touchés. On s’attend à nombreuses absences parmi les enseignants et à la fermeture de certaines classes. Quelques écoles pourraient maintenir un service minimal pour accueillir les élèves, alors que d’autres pourraient totalement rester fermées. Les cantines, accueils du matin et du soir, ainsi que les activités périscolaires subiront également des interruptions.
Les syndicats dénoncent la suppression de plus de 4 000 postes dans le secondaire et des réductions d’effectifs dans le primaire. Certaines crèches municipales risquent de fermer entièrement ou de fonctionner au ralenti.
La Mobilisation chez les Hôpitaux et Administrations
Les services publics n’échapperont pas à cette journée de mobilisation, notamment la fonction publique d’État et territoriale. Certains guichets pourraient être fermés, ce qui semblerait entraîner des reports de rendez-vous, grande tant pour des démarches administratives que pour obtenir des pièces d’identité.
De tout manière, dans des établissements de santé, comme les hôpitaux, des opérations minimales seront mises en place, avec un nombre limité de personnels disponibles.
